Feu créateur

 

Dans les œuvres littéraires, le feu est associé à la passion, au désir, à la violence fulgurante des émotions. On brûle d’amour pour l’autre. Notre ventre s’enflamme de feux d’artifice à sa seule pensée. On explose pour un baiser. 

Le feu, origine de toutes les pulsions charnelles, nous consume. Et souvent, la seule façon de le calmer est de s’y abandonner complètement.

La glace, quant à elle, ne dit rien qui vaille dans une œuvre. Symbole ultime des sentiments et des sensations figés, elle enveloppe le cœur et le corps et signe son arrêt complet.  

Un regard de glace vous pétrifie. Une âme glacée vous arrache au monde. Vous n’êtes plus que froideur et indifférence. Une sculpture rigide que rien ne peut transpercer.

Oui, en littérature, le feu et la glace incarnent le yin et le yang. Ils sont deux facettes d’une même réalité, les deux côtés de la médaille qu’est notre rapport au monde.

Et souvent, ce n’est que lorsque les flammèches du feu renaissant en nous s’allument que nous réalisons ce qui nous est arrivé : nous étions devenus glace.

Sans nous en apercevoir, notre cœur s’est mis à battre moins fort. Notre respiration s’est amenuisée. Notre cerveau s’est progressivement refermé sur lui-même. Notre conscience s’est recroquevillée comme une huître.

Que s’est-il passé pour que le froid envahisse notre âme et notre corps? Comment avons-nous pu laisser les frissons de la vie disparaître sous le givre?

Voilà des questions auxquelles le feu conquérant exige des réponses.

Lentement, mais avec volonté, nous retrouvons la chaleur, vestige d’une vie passionnée qui nous a échappé. Lentement, nous nous accrochons à ce vertige de retrouver qui l’on est. Nous nous connectons à notre vraie nature. Nous replongeons avec délice dans le feu de nos tripes pour trouver l’énergie de faire ce que l’on aime vraiment.

Le feu reprend.

Et tout à coup, la créativité émerge des limbes glacés. Plus forte. Plus dynamique qu’elle ne l’a jamais été. Libre et puissante, la créativité réactive le feu en le nourrissant de mille étincelles de génie.

Et c’est là, bouillonnant tel un volcan, que nous sommes à nouveau aptes à nous aimer avec la passion d’un amour naissant. Nous redevenons, enfin, créateurs de notre vie.

 

 

 

 

 

Publicités

Le vertige du plongeur

 

Il y a une voix profonde, primale, même, dans chaque écrit. Chaque mot est une quête. Chaque lettre de l’alphabet constitue une conquête de sens.

J’écris, car je suis.

J’écris, car je veux être.

Je vous le dis avec authenticité, je me tiens sur le plongeon ultime de mon œuvre, de ma trilogie, et j’ai le vertige. Et s’il n’y a pas d’eau pour me récupérer au terme de ma chute ? Si je me brise le cou sur les constats de mon être ? Si, au contraire, l’eau m’enveloppe et me garde au point de me noyer de moi ?

Le vertige du plongeur.

J’arrive à ce qui commence dans mon tome 1. J’atteins toute la séquence de guérison de ma récalcitrante artiste, et j’ai la trouille. J’écris comme à rebours.

J’ai peur. De ce que je vais découvrir. De ce que je sais déjà. De tout ce qu’il m’est autorisé d’explorer.

Oui, j’ai peur, mais je suis grisée aussi.

Allez ! Plonge, écrivaine ! Plonge et savoure chaque instant de ta chute, de ton contact avec l’eau de ton inconscient.

Écris. Découvre. Savoure.

 

Enragé ? Et si tu écrivais ?

Mauvaise journée ? Semaine épuisante ? Merdique ? Mois abominable?

Tu regardes par la fenêtre, et tout ce que tu vois se résume par « maudite température de merde »? Le ciel gris t’écrase comme un couvercle. Le froid ronge tes derniers espoirs. La noirceur ravage les miettes de ton humanité.

Au travail, chaque tâche semble te déshonorer. À la maison, la moindre critique prend des proportions d’avalanches. 

Il n’est pas trop tard pour te libérer ! C’est un secret que je te révèle. Tout comme un piano te permet de « varger » jusqu’à épuisement des stocks de rage, l’écriture t’ouvre grand la porte de l’exutoire.

Vas-y. Écris! Écris ce que tu ne supportes plus. Ou entre dans les bottines de ton personnage et fait lui faire toutes ces choses innommables que tu n’aurais jamais faites.

Écris et défoule-toi. Sors le méchant. Le bon en émergera peut-être. Ou non. Mais là n’est pas la question.

Écris et deviens autre. Canalise tes angoisses, enrobe-les de mots et balance-les par-dessus le plus haut des ponts.

Il n’appartient qu’à toi de respirer par les mots.

On rêve de guérison : que voyez-vous?

Iss Énée K, mon personnage principal, est admis à l’Institut de Santé Intégrale. Un hôpital qui est une plateforme flottante autosuffisante qui dérive sur la Mer de Gronland. Un hôpital totalement libre d’agir, à des kilomètres du Pays socialement déréglé de Gronland.

J’imagine cet institut comme un lieu de guérison ultime! Révolutionnaire. Avant-gardiste. Complètement dévoué à la guérison entière de la personne.

Une guérison qui touche aux 6 dimensions du mieux-être de la personne.

 

6_dimensions_03

Je me suis amusée à inventer toutes sortes de méthodes de guérison. Des exemples?

  • Les bols à boire – des drogues personnalisées conçues pour amplifier l’effet des traitements
  • Le cube à musique – un lieu a/gravité avec vue sur la mer qui diffuse la musique liée à l’émotion visée par le traitement
  • La thérapie par les fréquences – une vibration qui vient enclencher des états d’esprit révélateurs

Et vous? Avez-vous une méthode de guérison qui vous fait envie? Une façon de guérir qui pourrait exister dans ma trilogie? J’ai hâte de vous lire!

Grande étape à célébrer!

Ahhhhhh que mon cœur d’auteur est ravi !

Pourquoi ?

Parce que mon personnage principal est enfin arrivé à ce qui commence, pour paraphraser le grand Gaston Miron.

Eh oui ! L’essence de ma trilogie consiste à ce qu’Iss Énée K soit admise à l’Institut de Santé Intégrale, que je surnomme I.S.I.. C’est dans cet hôpital flottant sur la mer de Grønland qu’elle devra renoncer à ses droits et libertés pour amorcer le périple le plus ardu de son existence : guérir entièrement.

C’est aussi dans cet institut qu’elle fera la rencontre de la troublante guérisseuse Mia Bellevue.

Après 23 chapitres écrits pour atteindre l’admission d’Iss Énée K à I.S.I., disons qu’il y a de quoi célébrer ! Woo hoo ! Mon plaisir d’écrivain n’en est que décuplé !

Et quelle est la bonne nouvelle pour toi le lecteur ? Tu n’auras pas à attendre tout ce temps avant qu’Énée mette les pieds sur la plateforme flottante. Eh non, chanceux ! Tu y auras accès dès le premier chapitre, et tu découvriras l’histoire qui l’a menée jusque là par le procédé littéraire des flash-back (analepses pour les littéraires 😉 ).

Tout le monde y gagne ! Génial !

[Et pour ceux que ça intéresse, l’image que vous voyez a été conçue par l’architecte Vincent Callebaut, un génie qui m’a inspiré l’Institut de Santé Intégrale comme une plateforme flottante écologique et autosuffisante. Cliquez ici pour en savoir plus : projet Lilypad]

ISI 2.jpg

Projet de l’architecte Vincent Callebaut

Inspirée par l’humain

Les médias vous le feront voir dans toutes ses nuances de noir et de gris, mais, je vous le dis, l’humain est aussi un être de lumière.

Le 2 octobre dernier, j’ai participé à la Course à la vie au parc Maisonneuve. Un événement pour amasser des fonds dans la lutte contre le cancer du sein.

Qui y ai-je rencontré ?

Des centaines de femmes et d’hommes unis par une même cause vibrante. Une solidarité qui débordait des yeux de tous. Une compassion sincère pour les combattantes et les survivantes du cancer.

Qu’est-ce qui m’a touchée ?

Une foule de chandails roses qui applaudissait ma sœur, atteinte du cancer, en train de courir vers la ligne d’arrivée. L’amour dans les visages irradiait jusqu’à notre cohorte de soutien. De toute beauté ! De quoi avoir les yeux pleins d’émotion.

Pourquoi suis-je inspirée par l’humain ?

Parce qu’au-delà de ses faiblesses et de ses manquements, l’humain est capable de la plus sublime fraternité. Il fallait y être pour contempler les milliers de chandails blancs venus participer à la Course à la vie à titre de supporteurs de chandails roses. Un vrai réseau de petites fourmis venues reconstruire l’être ravagé par le cancer. Une vraie famille sans distinction de nationalité, d’âge ou de sexe.

Ensemble, nous étions un. Ensemble nous nous aimions sans condition. Ensemble, nous étions plus forts.

Et, juste à Montréal, nous avons amassé 1,5 million !

 

 

 

Le chemin caché du génie littéraire

 

Quand on rêve, à 15 ans, de devenir écrivain, on se dit que tout se joue dans le talent.

Pour publier des livres, nul doute qu’il faut une surdose de virtuosité avec les mots. Un imaginaire plus palpitant que le cœur. Et aussi de la chance. La chance de trouver LA bonne idée au bon moment.

Avouons-le : ces préconceptions sont loin d’inviter à la créativité !

Si je n’avais pas assez de cet élixir de génie dont font preuve les plus grands écrivains ?

Si ma maîtrise des mots n’était suffisante qu’à faire de moi une bonne journaliste ?

Si ma tête ne foisonnait d’images et de personnages qu’assez pour créer de jolies cartes de souhaits ?

Aaaaahhhh ! Quelle pression !

Mais surtout : quelle fourberie !

15 ans plus tard, alors que je ne rêve plus d’être écrivaine, car je le suis devenue — enfin ! – laissez-moi remettre les pendules à l’heure. Lire la suite

Comment rester amoureux de son oeuvre?

Avant ma trilogie de science-fiction engagée, je vous avoue que je me lassais très vite de mes projets d’écriture. En quelques mois, je me détournais d’eux. Blasée par l’état larvaire de l’histoire. Insatisfaite du ton ou du style.

Mais surtout, je me sentais brimée dans mes élans créatifs. N’y avait-il pas un meilleur sujet à aborder? Un meilleur angle pour l’offrir aux lecteurs?

J’étais aussi changeante. Une adolescente en voie de devenir une femme. Un mélange pas toujours heureux d’hormones en gestation.

Aujourd’hui, à 31 ans, je me sens liée à mon œuvre : CONDAMNÉS À GUÉRIR. Je suis MARIÉE À ELLE! 🙂

Me voilà connectée à cette histoire jusqu’à la fin de ma vie. Pour le meilleur et pour le pire. Et ça ne m’effraie pas. Je ne me sens pas lésée ou emprisonnée. Je suis enivrée devant ce constat!

Oui, après 3 ans de préparation, de création, de rédaction et de révision, JE SUIS TOUJOURS AUSSI AMOUREUSE DE MA TRILOGIE!

Elle vit en moi. Même quand je m’en détourne pour mille et une raisons, je la retrouve encore vibrante de vie, palpitante au bout de mes doigts. Je la relis et je l’aime.

Quel est MON TRUC?

Écrire sur ce qui me fait vraiment vibrer. Sur ce qui me fait vraiment mal, aussi. Écrire sur ce qui est VRAI POUR MOI.

Ah! Et aussi : laisser mon ŒUVRE ÉVOLUER AVEC MOI. C’est-à-dire faire une place dans ma trame narrative pour chaque nouvelle découverte, chaque coup de cœur ou chaque parcelle de sagesse qu’il m’est donné de vivre au quotidien.

Ouvrir grandes les portes de ma trilogie pour y laisser entrer la vie tout en souplesse.

 

Deviens mon patron-mécène sur

Obtiens des chapitres à chaque mois sur http://www.patreon.com/joseanelecrifaine

 

Quel ordre narratif préfères-tu?

 

En temps normal, toi, lecteur, tu n’as accès au LIVRE que lorsqu’il est publié. Tu fais avec. Tu le lis jusqu’au bout ou tu l’abandonnes dans sa misère.

Aujourd’hui est un nouveau jour! 🙂

Oui oui! Aujourd’hui, tu as la CHANCE EXCLUSIVE de CHOISIR LA STRUCTURE NARRATIVE de mon tome 1 de science-fiction! Donne-moi ton opinion et je l’écouterai! N’est-ce pas merveilleux?

QUE CHOISIRAS-TU?

L’OPTION 1: le suspens et le rythme de l’ordre éclaté?

L'éclaté avec flashbacks.jpg

Ou l’OPTION 2: le confort classique de l’ordre chronologique?

Classique chronologique.jpg

Je brûle d’envie de lire ta réponse!

Le remède est dans les livres

Quand tout se bouscule autour de nous et que nous perdons nos repères, nous avons tous un dada vers lequel se tourner. Pour certains, il s’agit du sport, de la boisson, de la nourriture, ou encore de Dieu.

Pour moi, le remède est dans les livres !

Ce qui me plaît le plus, dans les relations humaines, réside dans les discussions profondes. Ces moments privilégiés où une fenêtre s’ouvre sur l’esprit de l’Autre. Où on le voit. Vraiment. Entièrement. Dans sa vérité la plus complète.

Pour moi, lire un livre, c’est ouvrir une fenêtre sur l’esprit d’un être humain, au-delà du temps et de l’espace.

Soudain, le romantisme de Shakespeare me fait vibrer des siècles après sa mort ! Les réflexions de Houellebecq me poussent à voir l’humanité autrement, par-delà l’océan Atlantique qui nous sépare. Le monde écologique parfaitement autonome d’Ernest Callenbach dans Écotopie me fait rêver d’une planète en harmonie comme si j’y étais ! Fusionnée à son imaginaire.

Vous souffrez ?

Un livre dramatique pourra vous faire plonger au cœur de votre douleur jusqu’à toucher le fond pour remonter. Ou un texte humoristique pourra alléger votre peine sans effort.

Vous aimez ?

Un roman, une BD ou un essai scientifique révolutionneront cet art pour vous.

Vous vous ennuyez ?

Entrez en contact avec des auteurs dont l’imaginaire et le savoir est foisonnant. Comme Hubert Reeves qui nous révèle que nous sommes des poussières d’étoiles ! N’est-ce pas une image et un fait renversants ?

Vous voulez créer ?

Un manuel de création de fleurs à l’aquarelle, un essai sur la création d’un roman ou un magnifique livre à colorier pour adulte pourront vous combler.

Vous êtes curieux ?

Prenez une grande inspiration avant de vous lancer, car votre temps sur Terre ne sera pas suffisant pour lire tout ce que l’humanité a produit depuis des siècles !

J’aime les livres ! Tous les livres, à ma grande surprise, moi qui ne jurais que par la fiction il n’y a pas si longtemps encore. Je développe un goût grandissant pour les essais. Il faut dire que j’ai de belles recherches en cours sur la guérison et la conscience cosmique pour ma trilogie de science-fiction !

Et vous ? Qu’aimez-vous lire ?

 

 

 

La progression de ma science-fiction

Le printemps est bien installé, ma table extérieure aussi sur mon balcon, et je me sens toute pimpante pour poursuivre l’écriture de mon tome 1, « Soleil de Minuit » !

Déjà 170 pages Word d’écrites !

Whoo hoo!

Je suis fière fière fière ! Comme une mère devant son enfant qui grandit !

 

Ma science-fiction engagée

Oh que oui! C’est vrai que « Toute écriture est politique puisque toute écriture est une vision du monde »!

Et vous allez voir, ma vision du monde est très critique dans ma trilogie de science-fiction!

Écologie, politique, propagande, individualisme; tout y passe!

earth-by-nasa.png
En lisant SOLEIL DE MINUIT sur Patreon, découvrez MA façon de voir la vie. Et soyez assuré que je ne ferai pas que déconstruire…
Je tends vers des solutions que je voudrais voir s’incarner dans le vrai monde!

Comment écrire un roman ou un blog? Découvrez-le avec Joséane l’écrifaine!

* Atelier d’écriture d’un roman

Vous avez toujours rêvé d’écrire un roman ? Votre tête déborde d’histoires auxquelles vous voulez donner vie ? Inscrivez-vous à cet atelier d’écriture d’un roman offert par Joséane l’écrifaine pour vous réaliser en tant que romancier-ère !

Accompagné par une écrivaine d’expérience doublée d’une réviseure dans une maison d’édition, découvrez comment :

  • définir les thèmes principaux et le message global (prémisse) de votre roman
  • construire une trame narrative intéressante (schéma narratif)
  • créer des personnages captivants (grille de personnages et schéma actanciel)
  • constituer un univers narratif complet (social, géographique, politique, religieux, etc.)
  • écrire chaque chapitre en utilisant la technique des jets progressifs

Les cours seront offerts aux adultes pendant les 2 semaines de congé de la construction, soit du 25 juillet au 5 août, du lundi au vendredi de 13 h à 17 h, au Centre d’enseignement et d’apprentissage Libellule.

La première semaine s’adresse à tous! La deuxième semaine s’adresse aux auteurs ayant déjà commencé ou écrit un roman, et qui souhaitent améliorer et approfondir leur récit tout comme leur style d’écriture.

* Atelier d’écriture d’un blogue

Vous avez toujours rêvé de partager vos idées avec un large public ? Votre tête déborde de sujets chauds à aborder ? Inscrivez-vous à cet atelier d’écriture d’un blogue offert par Joséane l’écrifaine pour vous réaliser en tant que blogueur-euse !

Accompagné par une blogueuse d’expérience, découvrez comment :

  • définir le thème principal et le titre de votre blogue
  • choisir et personnaliser l’esthétique de votre blogue sur wordpress.com
  • écrire des articles accrocheurs qui touchent un large public
  • concevoir des images captivantes sur canva.com et les afficher sur votre blogue
  • partager vos articles sur les différents réseaux sociaux et vous faire connaître

Les cours seront offerts aux adolescents du 18 au 22 juillet, du lundi au vendredi de 10 h à 14 h, au Centre d’apprentissage et d’enseignement Libellule.

  • Si vous disposez d’un ordinateur portable, vous êtes invité à l’apporter à cet atelier.
  • Si vous souhaitez obtenir un nom de domaine simple et facile à retenir ( par exemple : www.joseanelecrifaine.com plutôt que www.wordpress.com/joseanelecrifaine), prévoyez un montant additionnel d’une vingtaine de dollars.

Publicité du Centre d’enseignement et d’apprentissage Libellule

Capture d'écran 2016-05-04 11.53.26.png

Non, je ne suis plus une poète maudite

C’est peut-être difficile à croire, mais déjà, au primaire, ma créativité carburait à la souffrance. Au drame. Aux maux non dits. À la mélancolie qui planait sans cesse sur mon âme de petite fille.

Je créais-écrivais quand j’avais mal.

Quand mon ventre se tordait jusqu’à créer un trou béant.

J’étais digne de Baudelaire ! Ce poète maudit du XIXe siècle qui a écrit le très controversé recueil Fleurs du Mal. Un poète romantique dépravé, débauché, victime de souffrances morales plus vives encore que la syphilis qui le rongeait.

Il suffit de croiser le regard noir et perçant de Baudelaire sur une photographie pour être pénétré par son sort tragique.

N’est-il pas celui qui devait souffrir pour écrire? Celui qui se livrait à la plus pure auto-destruction pour alimenter sa création? N’est-il pas ce poète qui a écrit, dans Spleen :

[…] Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Très jeune, je survivais avec ce drapeau noir planté dans mon crâne. Chaque fois qu’il claquait au vent et me faisait tressaillir, je retrouvais le souffle de l’inspiration.

Et il en fut ainsi pendant de longues et douloureuses années.

Jusqu’à ce que je choisisse le bien-être comme muse !

Aujourd’hui, alors qu’une situation tragique dans ma vie fait tanguer la barque de ce bien-être durement conquis, je réalise ceci: NON, JE NE SUIS PLUS UNE POÈTE MAUDITE !

Alléluia ! proclamerez-vous. Car oui, cela signifie à n’en point douté que je suis guérie de mon mal de vivre. Soulagée de mon inaptitude à ressentir le bonheur. Oui, alléluia ! La douleur n’est plus mon port d’attache.

Mais en même temps, merde ! Comme vous le savez, j’écris en ce moment une trilogie de science-fiction intitulée Condamnés à Guérir. L’écriture est toute ma vie ! Et me voilà prisonnière d’un état d’être qui bloque ma créativité alors qu’il m’enivrait autrefois.

Je me vois acculée à un mur.

Moi, Joséane, je me suis jadis alimenté au mal-être jusqu’à épuisement complet. Recouvrant mes maux de mes mots sur des milliers de pages. Dessinant jusqu’à ce que mes mains deviennent noires de fusain.

Et c’est cette moi, aujourd’hui, qui, mélancolique, demeure figée devant son tome 1. Incapable de produire un mot. Une phrase. Impuissante face à mon oeuvre inachevée.

Qu’est-ce que ça fait de moi?

Une écrifaine qui se doit de trouver son équilibre pour poursuivre l’écriture de sa trilogie.

Quelle belle sentence !

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci Jessica Lesage pour ce bel article!

Voici le premier article À VIE publié sur mon parcours de Joséane l’écrifaine!

Je suis ravie d’être aussi bien dévoilée aux lecteurs du journal l’Indice bohémien — et du monde entier, tiens! – par la journaliste culturelle professionnelle Jessica Lesage!

C’est un véritable plaisir de lire chacun de ses mots. 🙂 Merci Jessica!

Et tu sais quoi?

En lisant cet article, j’ai eu ce frisson délicieux qui m’a fait réaliser que ma carrière d’écrivaine est bien réelle. Vraiment lancée. Pas juste une fabulation de mon esprit créatif! Pas juste une passion à laquelle je me livre à temps perdu. C’est du temps gagné! C’est en voie de devenir ma véritable carrière!

Et j’ai bien l’intention de livrer de nombreuses autres entrevues dans le futur!

Clique ici pour lire l’article, si ça n’a pas déjà été fait plus haut!

 

 

Nous sommes tous CRÉATIFS!

Dans son livre Comme par magie, Liz Gilbert nous apprend que NOUS SOMMES TOUS CRÉATIFS. Depuis la nuit des temps!

La preuve?

Les premières traces de créativité de l’Humanité datent de 40 000 ans! Tandis que celles de l’agriculture, de 10 000 ans.

Le constat?

L’humain a jugé plus essentiel de créer et de s’exprimer AVANT de se nourrir régulièrement! Nourrir son âme importe plus que nourrir son ventre.

Et vous? Quelle est votre forme de créativité?

Oh surprise!

Vous savez, plus on écrit, et plus on devient parano à l’idée de perdre nos écrits!

Vraiment! On a peur de perdre toutes les versions de notre roman en cours de création! Littéralement, chaque mot qui apparaît noir sur blanc à l’écran devient un gêne du bébé que l’on porte. Un maillon de son ADN si précieux!

C’est ainsi que je me suis livrée, pour la je-ne-sais-plus-combientième-fois, à la sauvegarde de mon dossier «Création littéraire». Oh surprise! C’est là que j’ai réalisé que moi, Joséane l’écrifaine, j’ai créé 1 161 fichiers pour ma trilogie CONDAMNÉS À GUÉRIR en 3 ans et demi de pure passion.

1 161 fichiers! Bon sang! Je m’épate moi-même!

Le lecteur ne le réalise pas toujours, mais le livre qu’il tient entre les mains est la crème de la crème du millier de pages que l’auteur a conçues dans son processus d’écriture. C’est le sommet de l’iceberg, alors que le 90 % de travail passionné baigne encore dans l’eau, à l’abri des regards! Un secret bien gardé! 😉

Alors je le dis pour moi, car j’ai parfois l’impression de ne pas avancer assez vite dans l’écriture de mon tome 1, SOLEIL DE MINUIT, qui en est maintenant à 18 chapitres et plus de 110 pages.

Et je le dis aussi pour les écrivains en herbes qui se disent qu’ils n’arriveront jamais à écrire une œuvre d’un jet et qui soit aussi magnifiquement envoûtante que celles qu’ils trouvent à la bibliothèque ou en librairie:

Derrière chaque page d’un livre se cachent des centaines de brouillons, d’infinies heures de cogitation, de révision et de correction ainsi que des myriades de recherches et d’inspirations.

Chaque page qui sera lue aura vécu d’innombrables vies avant de vivre dans le regard amoureux du lecteur.

Même si je n’ai pas encore gagné de concours avec mon œuvre. Même si mes précieux patrons-mécènes que j’adore sont encore peu nombreux sur Patreon.

Je suis très fière d’avoir créé 1 161 fichiers pour ma trilogie! Fière de m’accrocher à mon œuvre jour après jour, de m’y consacrer et de m’y révéler!

Et vous? Quelle oeuvre attend que vous travailliez pour elle?

Le secret des concours

Vous est-il déjà arrivé de vous lever un matin et d’avoir l’impression que tout était possible? Un de ces matins où l’on voudrait s’enregistrer tellement on est impressionné par les mots qui sortent de notre bouche! Un de ces matins où on se sent aussi fort que Popeye dopé aux épinards! Aussi brillant qu’Einstein en train de sortir du cadre?

C’est dans un tel état de haute performance que je me suis lancée en février dans la participation à deux concours littéraires. Pas un! Voyons! Deux! 😛

En recevant un courriel du Conseil de la Culture d’Abitibi-Témiscamingue, qui annonçait fièrement la tenue de la 16 ième remise de prix dans la discipline «Conte et littérature», mon cœur s’est emballé.

Ces concours sont pour moi!

Me suis-je dit, le feu aux joues.

Attention, j’arrive! Je défoncerai toutes les portes pour faire l’entrée la plus incroyable dans l’univers culturel de ma région! Regardez-moi bien remporter les deux prix!

Ouais… Ça, c’était mon état d’esprit, ce fameux matin où je me prenais pour Che Guevara en me répétant:

Soyons réalistes. Exigeons l’impossible! 😛

Jour après jour, je me suis attelée à la tâche ardue. J’ai produit toutes les pièces à conviction exigées – oui oui, pour créer la conviction des juges! Démarche artistique? Voilà! Curriculum vitae? Tadam! Dossier de presse? Rendu là, plus rien pour m’arrêter! Et vlan!

J’ai produit une quantité ahurissante de documentations intellectualisant ma création littéraire. Est-ce que j’y ai perdu? Non! Ça non… La magie, dans l’écriture, c’est que plus on écrit, plus on se découvre soi-même. Je suis donc très reconnaissante envers ces concours. Ils m’ont littéralement écarquillé les paupières, et m’ont permis de mieux me reconnaître en tant qu’écrivaine.

Bravo! Merci! Et génial que j’aie foncé dans ce processus d’autoreconnaissance grâce aux concours!

Mais voilà… Il y a un autre versant aux fameux concours, quels qu’ils soient. Il s’agit de l’univers secret des concours. La face cachée de leur brillante lune pleine de promesses!

En vérité je vous le dis, une fois tous mes documents remis pour participer aux concours, une autre forme de matin s’est mise à s’enchaîner. Ces matins où on se retrouve avec un point d’interrogation collé au front. Ces matins où on voudrait disposer de la voiture futuriste de Retour vers le futur pour avancer le temps, qui semble arrêté. Ces matins où… bon, je vous épargne le tableau!

Après la participation aux concours? L’attente du résultat. De la fameuse remise qu’on imagine si glamour!
pendu

Au tarot de Marseille, cette période est présentée par la carte du pendu. Tout ce qu’on peut faire, c’est attendre. Tendre l’oreille pour entendre ce qui se trame. Ou, mieux, se brancher sur notre propre intuition.

Accepter l’immobilité, même si elle nous est imposée. Ne pas trop fonder d’espoirs sur ce qui viendra après. Juste être. Dans le présent. Et essayer d’apprécier le chemin, même si l’état de transition est moche et que la plupart du temps, on se dit que cette expression, c’est de la foutaise!

Je ne sais pas encore si j’ai gagné ces concours. Je vous avoue que je commence à être à fleur de peau. À douter de la crédibilité de ma candidature. Plus fatiguée qu’enthousiaste face à l’issue de tout ça…

Le vrai secret des concours serait-il qu’il faut apprendre à s’en contreficher? À se distancer de cette fatidique journée de remise qui promet frissons ou glaçons?

Gagner est grisant! Cela est évident. Mais après tout, avons-nous besoin du regard de l’Autre pour légitimer notre art? Ce regard est-il essentiel à notre réussite?

 

 

 

 

 

Que nous apprennent les films de science-fiction?

Qu’on se le dise : je ne suis pas conspirationniste. Je ne navigue pas sur les eaux houleuses des internets à la recherche de preuves pour confirmer que les gouvernements conspirent notre fin à tous. Non, je ne suis pas de ceux-là…

Mais tout de même!

Pour avoir enseigné ce qu’est la propagande à mes étudiants. Et pour avoir démontré son flirt indécent avec la publicité, je dois avouer que je me méfie des messages qui sont envoyés à la population. Probablement un peu plus qu’il n’est sainement permis!

C’est que, voyez-vous, notre monde est gouverné par une poignée de grandes puissances. Des multinationales aux pouvoirs presque illimités! Des puissances qui décident pour nous, d’avance, ce qui comblera nos cœurs supposément vides, prêts à se gaver de leurs produits dérivés pour éviter le vertige de n’être rien.

J’ai développé avec les années un réflexe tout simple — et oh combien efficace! – pour découvrir ce qui se cache derrière les œuvres que je consomme. De façon systématique, quand je referme un livre ou me détourne d’une pub ou éteins la télévision, je me pose ces 2 questions :

Quel est le message qui se cache derrière? Qu’est-ce qu’on veut m’apprendre?

Vous ferez l’exercice! Mais gare à vous! Vous pourriez ne pas aimer ce qui se trouve derrière votre œuvre favorite.

Des exemples? J’ai remarqué, ces dernières années, que les films de science-fiction qui s’adressent aux jeunes adultes regorgent de propos conçus pour nous rendre esclaves. Et pas n’importe quels esclaves!

Des esclaves soumis, qui acceptent docilement leur sort. Des esclaves dirigés par une élite cruelle et implacable, indétrônable. Une élite qui agit comme si nous n’étions que de vulgaires rats prisonniers d’une cage. Des rats rassemblés pour une expérimentation sans morale aucune.

Qui n’a pas été marqué par la finale de la trilogie Hunger Games? Qui gagne vraiment dans cette guerre qui détruit jusqu’à l’héroïne principale? Peut-être ne l’avez-vous pas perçu dans le film, mais dans le livre, Katniss Everdeen prend des décennies pour se refaire une tête et enfin accepter d’enfanter.

Dans cette œuvre, on nous apprend que les dirigeants au-dessus de nous seront toujours d’exécrables personnages prêts aux pires atrocités pour maintenir leur pouvoir. Que ce soit le Président Snow, du Capitole, ou la Présidente Coin, du secteur 13, la violence et la mort semblent incarner leur seule voie d’avenir. Bon, au moins, me direz-vous, il y a là l’égalité des sexes! C’est déjà ça de pris!

Qu’en est-il dans la trilogie Divergence? Avez-vous eu l’horreur d’écouter le dernier film? Sans vous dévoiler la fin, laissez-moi seulement répondre à mes questions d’autodéfense intellectuelle.

Quel est le message qui se cache derrière? Eh bien, on nous balance par la tête qu’il est tout à fait justifié d’emprisonner des humains et de les épier jusqu’à leur refuser toute intimité, voire toute volonté intrinsèque. Oui, pour mener à bien une expérience censée prouver que l’humain peut évoluer, il est tout à fait juste de placer des cobayes dans une ville à moitié détruite et de les laisser s’autodétruire. D’accord avec ce principe?

Et dans cette trilogie, qu’est-ce qu’on veut m’apprendre? On veut vous apprendre à vous contenter de «sauver» votre cage de verre et à vous y sentir à la maison. Car après tout, pourquoi tenter de détruire ceux qui nous menace d’en haut? Ils sont si inatteignables! Si imbattables! Si monstrueux! Le mieux, c’est encore de fermer les yeux et d’oublier qu’il y a parmi la population des purs et des défaillants. Bref, des catégories qui nous rappellent la source de l’esclavagisme colonial et que seule une élue peut protéger à bouts de bras, on ne sait pour combien de temps encore…

Je termine mon exposé d’exaspération avec la série de films Le Labyrinthe. Là encore, que nous livre l’élite mondiale? Une belle histoire de cité hermétique ayant pour objectif avoué d’«étudier» l’humanité d’en haut. De là-haut, oui oui. Du ciel, tiens! Dieu est mort? Eh bien, on l’a remplacé par des caméras omniscientes capables de s’introduire dans les pores de notre peau!

Est-ce possible de fuir cette prison? Certes. Si on est Thomas, l’élu aux jambes rapides. Triss, l’élue aux valeurs intégrales. Ou Katniss, l’élue au courage de plomb. Où irons-nous alors? Nous frotter à nos demi-dieux créateurs et amoraux? Leur apprendre ce qu’est la vraie vie? Irons-nous changer les règles qui nous ont mené en prison? J’en doute! Car le message demeure le même d’une œuvre à l’autre.

Oui, nous sommes l’élite, et nous vous observons. Nous existons, cela est vrai. Mais n’essayez surtout pas de nous détrôner. Jamais vous ne sauriez gagner sans perdre tout ce qui vous est cher, misérables rats de laboratoire.

J’aime la science-fiction. Je parviens même à aimer ces films dont la trame de fond m’horrifie et m’indigne.

Je vous promets une chose : mon œuvre de science-fiction ne sera pas porteuse de ce message. Même si cela promet de jeter des obstacles sur la voie de mon succès!

Je crois encore qu’une œuvre peut nous élever. Nous rapprocher de la lumière. Et c’est ce que je m’engage à vous offrir avec Condamnés à Guérir! Je ne vous dis pas que le chemin sera parsemé de fleurs. Seulement que je ne tenterai de vous vendre l’idée qu’il faut se laisser manipuler sans broncher sous peine d’être puni!

Nouveautés pour mes patrons-mécènes!

Je l’avoue, je suis incapable de cesser de penser à vous, chers lecteurs! De cesser de songer à de nouvelles façons de vous rejoindre. De vous toucher l’âme et le cœur. De réfléchir à de nouvelles méthodes pour vous gâter!

En ce lundi 14 mars, j’ai trouvé! Oui oui! 🙂

J’offre maintenant deux nouvelles contributions à mes patrons-mécènes sur Patreon!

Pour 3 $, un patron-mécène peut maintenant accéder à un chapitre inédit de SOLEIL DE MINUIT par mois! Ce qui fait que le patron-mécène de 5 $ en recevra dorénavant 2!

Pensez-y : 3 $, qu’est-ce que ça représente dans votre porte-monnaie? Un café latté? Quelques heures dans un parcomètre? Un chocolat chaud au Gisement? Un billet pour accéder au bain libre?

Un tout petit 3 $ pour vous est un GRAND 3 $ pour l’artiste que je suis! Votre contribution m’amène un précieux nouveau lecteur! Votre contribution me rapproche de mon but de vivre de l’écriture. Mieux! Votre contribution me permettra d’offrir plus tôt mon œuvre révolutionnaire au monde entier!

Que ferez-vous de votre petit 3 $ aujourd’hui? L’investirez-vous dans une œuvre de science-fiction qui vous captivera un chapitre à la fois?

Voilà, c’est dit! Mon ode au 3 $ est faite! 🙂 Je peux vous présenter ma deuxième nouveauté!

Alors, roulement de tambours, ta ta ra ta ta ra ta ta ta : j’offre maintenant des services de soutien aux écrivains en devenir! Oh que oui! 

Depuis que je me suis lancée comme écrivaine professionnelle en janvier 2016, je m’aperçois que mon rêve d’écrire est contagieux. Plus j’en parle, plus je m’affirme dans ma vocation, et plus les gens m’approchent pour me parler de leur projet intime d’écriture. Ça me ravit au plus haut point, car :

  1. je ne suis plus seule à être habitée par une histoire!
  2. ma passion déborde sur les autres et fait émerger la leur!
  3. j’ai tout un bagage à partager avec mon expérience et mes formations collégiales, universitaires et du centre Mini Génie!

Ainsi, pour la modique somme de 15 $ par mois, j’offre mon soutien à l’écrivain :

  • des conseils littéraires à chaque premier du mois (théorie, exemples, ateliers)
  • le privilège d’être lu et commenté par moi (à raison de 5 pages par mois)
  • l’opportunité de me poser des questions sur ma page Patreon, dans la section «Patron Posts»

N’est-ce pas que la vie est belle? 🙂 Une formation littéraire peut facilement grimper dans les 500 $. Profitez de cette belle occasion pour vous initier au monde de la création littéraire!

Deviens mon patron-mécène sur

www.patreon.com/joseanelecrifaine

 

Je me vois en l’Autre

Constamment! Et de façon déroutante.

Je croise une personne. Une âme. Un artiste. Et je réalise que je me vois en l’Autre.

C’est en lisant le magazine français Causette que j’ai fait la rencontre de l’écrivaine Laura Kasischke. J’ai été frappée par ces mots :

Roman après roman, elle [Laura K.] réussit à mêler les mondes intérieur et extérieur, le vivant et l’inanimé […]

Voilà! Voilà que je me vois en l’Autre! Même si l’écrivaine américaine Laura Kasischke vit à des kilomètres de chez moi. Dans un pays aux mœurs parfois à des années-lumière de moi. Et même si elle écrit des romans sombres au suspens glaçant! Moi qui ai horreur de l’horreur!

Laura Kasischke me touche au-delà de toutes ces différences. Je me vois en elle. Car sa façon de créer, d’évoquer des atmosphères et d’animer ce qui semble mort au regard de l’Humain se rapproche intimement de ma démarche artistique.

En lisant ces lignes, j’ai eu l’impression de vivre à travers elle. De mieux me comprendre à travers elle. D’être liée à elle…

Aujourd’hui le 10 mars, j’ai participé à mon premier événement culturel à titre d’écrivaine assumée. Je me suis présentée à une journée d’échange intitulée «Espace Création», organisée par le Conseil de la Culture de l’Abitibi-Témiscamingue.

Et vous savez quoi?

Là aussi, je me suis vue dans l’Autre! 😛

Citation du chapitre 3

Bonjour chers lecteurs!

Mon écriture en amont et en aval avance bien! La preuve? J’ai terminé hier l’écriture toute fraîche de mon chapitre 17! Et la révision littéraire – post formation – de mes précédents chapitres en est à 48 pages sur 90. Je persévère; c’est ma passion! 🙂

Pour célébrer le tout, voici une nouvelle citation tirée de mon tome 1, Soleil de minuit!

Pont consécration chapitre 3

 

Rencontre d’une petite créature de Dieu

Quand il croise un petit être vivant adorable, mon beau-frère l’appelle affectueusement une  petite créature de Dieu.

Eh bien ! Hier, j’ai rencontré une petite créature de Dieu au nom de Gilberte. Cette femme de 80 ans, grande tout au plus de 5 pieds, et légère comme une plume, m’a dévoilé son cœur immense! Quelle âme !

En discutant littérature avec Gilberte, j’ai été subjuguée par ses dires :

Tu sais, les auteurs créent avec leurs livres des choses qui arrivent pour vrai par la suite. Par exemple, il y a plein d’inventions conçues par Jules Verne qui se sont ensuite réalisées dans la réalité ! En écrivant ces innovations, il a donné le goût aux humains de les concrétiser. Il leur a insufflé ce désir…

Moi qui désire apporter un message d’harmonie entre toutes les espèces vivantes dans mon œuvre de science-fiction engagée, disons que ces paroles m’ont ravie au plus haut point ! 😀

Mais ce n’est pas tout ! Gilberte a ajouté, candidement, les yeux aussi doux que sa voix :

Dieu est créateur. Il nous a créés. Donc nous sommes tous « vaccinés créateurs » ! Nous avons tous le pouvoir de créer un Nouveau Monde à notre façon.

Comment ne pas aimer cette petite créature de Dieu ? Et comment cesser d’écrire, aussi !?

Une pensée d’Iss Énée K

 

Citation chapitre 1.2

Image créée avec le site WWW.CANVA.COM: la magie du graphisme au bout des doigts!

 

Envie d’en lire plus? DEVENEZ MON PATRON-MÉCÈNE sur PATREON!

1, 2 ou 3 chapitres vous y attendent à chaque mois!

🙂

Joséane l’écrifaine en image!

Merci CANVA.COM! Je peux maintenant jouer à la graphiste! Et je peux créer d’aussi belles images que je crée de belles phrases et de belles histoires! 🙂

Joséane l'écrifaine - post Canva

Une vidéo qui dit tout!

En cliquant sur le lien que voilà, découvrez Joséane l’écrifaine!

Sa trilogie de science-fiction, sa motivation dans la vie et la raison pour laquelle vous devez la suivre sur Patreon!

CLIQUEZ ICI!

 

Écrire, c’est choisir

Écrire une histoire, c’est pour moi plonger dans un personnage et vivre de folles expériences à travers lui. Écrire, c’est m’abandonner à un thème qui hante ma vie, m’en absorber pour enfin comprendre toutes ses subtilités.
Écrire me libère. Écrire m’obsède. Me transfigure. Me guérit…
C’est aujourd’hui seulement que je prends conscience qu’écrire, c’est aussi choisir.
Il y a bien longtemps déjà que j’ai choisi mon pays, ma colonie, la politique, les classes sociales et la genèse des survivants climatiques de ma trilogie. Bien longtemps que j’ai choisi le passé de mes personnages, leurs motivations, leur physique, leur nom, leur psychologie, leurs paradoxes et leur quête. Et bien longtemps que mon intrigue a trouvé le chemin du succès : un dosage de résistance et de résilience juste à point!
Mais il me reste encore à choisir ceci avec finesse  :
  • un angle de narration qui sera fidèle à lui-même pendant mes 3 tomes, ouf!
  • une tonalité, un style, une voix, qui feront dire au lecteur « je lis l’écrifaine »
  • une façon précise d’aborder le temps du récit
  • de faire vivre le soleil de minuit, le soleil noir et le soleil d’éveil (mes 3 titres!)
  • entre la nouvelle orthographe ou la traditionnelle
Et si CHOISIR, C’EST RENONCER? Comment renoncer à tout ce qui aurait pu être dans ma trilogie? Comment me détourner de ces phrases que j’aime et qui ne sont pas nécessaires? Comment fermer la porte à des personnages moins importants? À des thèmes secondaires, mais non moins vitaux pour moi d’explorer? À toutes ces idées qui viennent de moi et de mes lecteurs?
La réponse? Ne pas arrêter d’écrire après ma trilogie! 🙂 Investir mes prochaines créations des rebuts précieux de CONDAMNÉS À GUÉRIR.
Mais surtout, TRANSFORMER MON ŒUVRE. Ces mots auxquels je dois parfois renoncer comme narrateur peuvent être métamorphosés en pensées de mes personnages, en dialogues ou en action.
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
Je crois qu’Antoine Laurent de Lavoisier a plus que jeté les bases de la chimie moderne avec cette maxime. IL A JETÉ LES BASES DE MA CRÉATION LITTÉRAIRE! :p
Allez hop! Transformons pour ne rien perdre!
Image tirée du site: http://vivre-paleo.fr/citation-paleo-3-lavoisier/

 

L’avant-après formation Mini Génie

Aujourd’hui le 10 février 2016, je viens de conclure ma 3e formation avec le Centre de formation et d’édition Mini Génie. La bonne nouvelle?

Je me sens plus écrivaine que jamais! Plus consciente, aussi, de tous les choix littéraires que j’ai fait et de ceux à venir.

Attachez votre tuque, car je vous crée une oeuvre renversante!

Ma formatrice, Chantal Blanchette, m’insuffle le courage d’écrire avec mes tripes et la confiance en mon talent.

Et en plus de cela, elle m’apprend une règle très simple et très efficace: déjouer le lecteur qui décroche devant de trop longues descriptions. Le catapulter dans l’action. Lui faire voir la scène. Sentir la scène. Le laisser entrer dans les personnages et se faire lui-même une idée de leur personnalité. De leur histoire.

Bref, arrêter de jouer au narrateur-dieu! C’est vrai que c’est embêtant de se faire dire quoi penser! 😛

C’est ainsi que j’ai commencé à couper ma narration et à alterner:

  • les courtes descriptions
  • les pensées de chaque personnage
  • les dialogues
  • et les gestes et les actions

Est-ce que ça fonctionne? Ça oui! Même moi, en tant que créatrice des scènes, je me suis mise à voir mes personnages bouger encore plus dans l’espace. À me mettre dans leur peau plutôt qu’à les juger. Et c’est enivrant! Captivant! Comme si j’écoutais un film!

Je vous offre en primeur un extrait AVANT-APRÈS de mon chapitre 1 intitulé « Création interrompue ».

Bonne lecture! 🙂 Et offrez-moi le plaisir de lire vos commentaires!

L’AVANT

plus court et semble plus long

 

Le jardin désertique de l’Illustre Énée K est vibrant de soleil. L’air pesant, chargé de sable volatile, est empli d’odeurs âcres. Des serpents de fumée orange volent au-dessus de l’artiste affairée à son œuvre, et sans qu’elle ne s’en aperçoive, de dangereuses étincelles éclatent autour de sa personne tout absorbée à souder.

Depuis près de 45 jours, la cour arrière de l’artiste ne connaît plus de nuits. Certes, l’astre solaire poursuit sa course dans le ciel, fidèle à ses habitudes millénaires, mais il s’obstine depuis plus d’un mois à caresser l’Océan Arctique la nuit venue. Il refuse de s’y engloutir. Il se trouve que le studio extérieur d’Iss K – Iss étant l’abréviation du titre d’Illustre-, est planté sur la longitude du 84e degré nord,  tout en haut sur le globe terrestre. Il se situe au nord-ouest de la ville de Zarathøustra, la capitale élitiste qui domine le cercle polaire dans toute sa splendeur. Le studio est caché à la vue de cette ville célèbre par des montagnes de granit semblables à des stalagmites géants qui ne peuvent rien contre le soleil couchant en cette période de l’année.

Ainsi, les jours et les nuits poursuivent leur danse du temps qui passe alors que l’astre, lui, éclaire de tous ses feux, sans discrimination. Il éclipse la lune avec une férocité foudroyante. Il surchauffe la terre et l’esprit des citoyens du pays de Grønland. Pire, il fait craquer la terre du dernier territoire habitable pour l’Humain. Cruel, il assèche l’ultime île sur la planète Terre où il est encore possible de survivre. Où il est encore possible de subsister malgré le réchauffement climatique dont l’origine est immémoriale. Tout comme l’étoile enflammée qui refuse de disparaître à l’horizon, l’humanité n’en finit pas de résister à l’extinction; depuis six siècles, depuis la Déportation, elle brûle, mais jamais ne meurt.

L’APRÈS

plus long et semble plus court, magie!

 

Depuis près de 45 jours, le soleil de minuit irradie le cercle polaire où les habitants du pays de Grønland tentent de survivre.

Accroupie au fond de son jardin désertique à Zarathøustra, Iss Énée K s’affaire à son œuvre. Solitaire. Hypnotisée par la création. Une crinoline d’outils et de morceaux de métal l’encercle. Mais avec sa fine tunique tachée et ses cheveux emmêlés autour d’un pinceau, l’artiste ne ressemble en rien à une gracieuse ballerine.

Et si j’ajoute cette pièce dans ce trou? pense-t-elle. Non… ça ne veut rien dire. Ou peut-être… en la retournant. Mmmm, ça oui. Où est-ce que j’ai mis mon chalumeau?

Aussitôt que l’Illustre Énée K met la main sur l’instrument, l’air autour d’elle s’appesantit. Il se remplit d’odeurs âcres. Mais la trentenaire ne les sent pas. Des serpents de fumée orange volent au-dessus d’elle. De dangereuses étincelles éclatent autour de sa personne tout absorbée à souder. Mais elle ne ressent pas les brûlures mineures sur sa peau. Seuls les rayons du soleil crépusculaire, qui pénètrent à l’oblique dans son studio extérieur, perturbent son travail de précision. À cette heure du soir, ni les montagnes de granit semblables à des stalagmites géantes ni les hauts murs de terre séchée de sa demeure ne la protègent de l’aveuglement.

Comme le Directeur du Musée de la Muse, Énée s’est inspirée du vocabulaire des arts pour enrichir son lexique de sacres. L’artiste lance silencieusement :

Varsol de soleil! Foutue étoile cruelle. As-tu fini d’assécher la Terre? Tu as tout brûlé : la végétation, les animaux… les humains. Tu nous as presque exterminés! Ça ne te suffit pas? Notre colonie de survie t’enrage à ce point? Même pas 200 000 survivants et tu t’enflammes! Tu dois vraiment brûler de colère sur nous?

Devant elle, l’Illustre voit valser des points lumineux à la place de ses mains. Ça la force à éteindre la flamme bleue de son chalumeau. Elle grogne. Car son temps est compté. Iss Énée K ne peut pas se permettre d’arrêter de créer sa sculpture. Ni flancher parce que le thermomètre au fond de sa cour affiche 38 degrés Celsius. L’idée de se déplacer pour se protéger de la lumière ne l’effleure même pas tant l’urgence l’habite.

L’artiste cligne des paupières frénétiquement pour rétablir sa vision. Quand elle les rouvre à demi, des larmes brûlantes glissent sur ses joues. Elle rallume quand même son outil et, recourbée, poursuit sa soudure de finition. Ses sourcils épais se froncent jusqu’à se toucher.

̶   Chers citoyens de Grønland!, siffle le Président Nikola Kai dans l’oreille interne gauche d’Énée, via la VOA qui lui a été greffée à son 100e jour d’existence.

Térébenthine de Venise! s’indigne Énée en mordant sa lèvre inférieure. Pas encore la VOA! Pourquoi Kai choisit toujours le pire moment pour s’introduire dans ma tête? J’peux pas lui fermer sa gueule, là!

Les portes qui s’ouvrent

En commençant à vivre votre vie, si vous prenez le risque de faire ce que vous voulez vraiment faire, vous vous apercevrez que chaque élément prendra naturellement sa place et que vous vous trouverez, « comme par hasard », au bon moment au bon endroit. Même les portes des ascenseurs commenceront à s’ouvrir devant vous.

-Dr Bernie Siegel, cité dans Guérir sans guerre, la guérison: une question d’harmonie

Depuis janvier 2016, je peux déclarer, enfin!, que je prends le risque de faire ce pour quoi je suis née: ÉCRIRE. Vivre de la création de ma trilogie de science-fiction. Être une VRAIE ÉCRIFAINE! 😉

Est-ce que des portes se sont ouvertes devant moi? Voici un RÉCAPITULATIF pour vous laisser en juger!

Porte N0 1 : j’ai appris à MAÎTRISER LE NUMÉRIQUE

Vous savez, cet objet plein de promesses? Eh bien je suis fière, aujourd’hui, de pouvoir l’utiliser sans pleurer! 😛 Je connais maintenant :

  • WordPress, pour ce blogue que voici!
  • Facebook, pour ma page professionnelle d’écrifaine
  • Twitter, pour tout ce qui spontané
  • Tumblr, un autre blogue créatif que j’ai coloré de mauve
  • Google +, pour honorer le géant Google! 🙂
  • YouTube, pour que vous ayez la chance de me voir parler et bouger!
  • Magix Vidéo Deluxe, programme de montage vidéo grâce auquel j’ai fait de la magie en écrivant sur l’écran 😛
  • CULTURAT, un site qui réunit tous les artistes de l’Abitibi-Témiscamingue, ma région
  • Et PATREON, la plateforme révolutionnaire sur laquelle j’ai lancé mon ROMAN-FEUILLETON 2.0. Déjà 13 patrons-mécènes et 215$ US par mois! WOW!!! 

 

Porte N0 2: j’ai PERFECTIONNÉ MON ART DE L’ÉCRITURE

Grâce à la rencontre fabuleuse d’Isabel Vaillancourt, une écrivaine chevronnée, et Chantal Blanchette, du Centre de formation et d’édition Mini Génie, je suis transformée! Je vous avoue que j’ai eu peur au début. Ça m’a bouleversé de découvrir l’envers du décor de l’écriture. Mais dorénavant, je peux affirmer que je suis GRANDIE PAR CES FORMATIONS!

Mon oeuvre brille d’un nouveau feu grâce à tout ce que j’ai appris!

J’ai aussi réalisé qu’écrire est un acte ancré dans une époque. C’est fascinant d’apprendre comment les citoyens de 2016 lisent. Ils broutent! Ici et là. Et ne lisent pas toutes les phrases.

Comment les accompagner dans leur lecture? Leur livrer juste ce qu’il faut pour qu’ils voient comme un film? Comment leur faire vivre la scène qu’ils lisent au point qu’ils oublient qu’ils tiennent un livre entre leurs mains? Je l’ai découvert!!!

 

Porte N0 3: je m’investis âme et cœur pour RECEVOIR UNE COUVERTURE MÉDIATIQUE

J’ai reçu du Conseil des Arts deux formulaires pour participer aux PRIX D’EXCELLENCE EN ARTS ET EN CULTURE 2016 de l’Abitibi-Témiscamingue. Et vous savez quoi? J’y participe!

Sur les 14 disciplines, il se trouve que cette année, 1 mois après mon lancement à titre d’écrivaine, la discipline à l’honneur est « Littérature et conte »! Une magnifique porte qui s’ouvre! 🙂

Je me porterai donc candidate dans les catégories « Prix artiste: intégration des technologies numériques » (vous savez pourquoi en ayant lu plu haut!) et le « Prix relève ».

De plus, le soir même où mon oncle Richard m’a encouragée à être vue et lue le plus possible pour devenir connue, le rédacteur en chef du Journal l’Indice Bohémien m’a contacté. Sa demande? Que j’écrive un ARTICLE D’ENVERGURE sur les 20 ans des Huskies de Rouyn-Noranda. Ni plus ni moins un sujet d’actualité au Québec! Ils performent si bien! 🙂

 

Suivez-moi pour découvrir quelle sera la porte N0 4! 

Comment devenir mon patron-mécène en 7 étapes faciles!

La professeure est toujours en moi. Même si l’écrivaine prend de plus en plus de place.

La preuve?

Je vous ai conçu un guide en 7 étapes faciles pour DEVENIR MON PATRON-MÉCÈNE sur Patreon!

À consulter pour savoir dans quoi vous vous aventurez en toute sécurité!

Consultez mon post sur Patreon.com!

« Le courage, c’est l’art d’avoir peur sans que cela paraisse »

 

Pierre Véron a raison. Le courage, c’est garder la tête haute même quand on marche à genoux.

Moi, Joséane l’écrifaine, J’AI DU COURAGE DEPUIS TROIS SEMAINES! Oui oui! Je m’aventure dans le PERFECTIONNEMENT DE MON ÉCRITURE avec de nouvelles formations.

Et j’ai la trouille!

Isabel Vaillancourt, écrivaine d’expérience, et Chantal Blanchette, formatrice du Centre de formation et d’édition Mini Génie, m’apprennent tant de nouvelles astuces! Ça me surprend. Pire: ça me déstabilise. N’ai-je pas une formation en littérature? Ne suis-je pas une lectrice avisée? La réponse est OUI à ces questions.

Mais ça n’enlève rien au fait que JE PEUX ENCORE APPRENDRE TELLEMENT DE TECHNIQUES LITTÉRAIRES à titre d’écrivaine!

Il me faut enlever mon chapeau de professeur qui aime expliquer et exagérer pour retenir l’attention de ses étudiants. Et je dois apprivoiser mon chapeau d’auteur. Ce chapeau-là est tout en suspens et en modération. À ce qui paraît, ça a bien meilleur goût! 😛

MA TÊTE JUBILE, car elle absorbe des trésors. Mais MON VENTRE, lui, SE TORD d’angoisse. Il a peur que les 90 pages écrites soient à refaire en entier… Parfois, il va même jusqu’à croire qu’il n’a pas le talent pour écrire. Même si Isabel et Chantal et tous ses lecteurs lui disent le contraire.

Qui gagnera? Mon BON LOUP enthousiaste, humble et ouvert d’esprit? Ou mon MAUVAIS LOUP. Celui qui ronge ses peurs jusqu’à les avaler complètement?

Je vous annonce que JE CHOISIS le BON LOUP!

Oui, ramener l’ACTION dans mes passages TROP DESCRIPTIFS, c’est une charge de travail majeure. Oui, ça exige de moi une concentration extrême pour SUIVRE ISS ÉNÉE K à la trace et permettre au lecteur de s’accrocher à elle. Mais vous savez quoi? C’est un passage obligé pour ATTEINDRE L’EXCELLENCE. Et, comme Énée, qui ne cédera aucune oeuvre avant qu’elle n’ait une âme, je ne céderai aucune page avant qu’elle ne soit vivante.

Je dois faire vite! J’ai déjà 5 PATRONS-MÉCÈNES sur Patreon! Ils recevront mes premiers chapitres le 1er février. Rejoignez-les dans cette aventure pour découvrir jusqu’où je peux exceller dans l’art de raconter l’histoire d’Iss Énée K, l’artiste rebelle condamnée à guérir!

Votre dévouée Joséane l’écrifaine xx

 

 

Témoignages: Joséane est née pour écrire!

Cette semaine est une GRANDE SEMAINE! J’ai lancé ma campagne Patreon! Ainsi, à chaque 1er du mois, mes patrons-mécènes pourront lire le fruit de mon travail passionné. Je vous propose un accès direct et VIP au tome 1, SOLEIL DE MINUIT, de ma trilogie de science-fiction. Je fais une Molière de moi-même et vous transforme en Roi-Soleil!

Prêts pour cette aventure?

Pour vous allécher avec mon roman-feuilleton 2.0, voici en vrac des commentaires de mon équipe d’édition : mes lecteurs-réviseurs-amis-littéraires-et-professionnels-éditeurs!

« Tu es un génie de la littérature Joséane! J’ai terminé de lire tes chapitres à 1h30 de la nuit parce que je n’étais pas capable de m’arrêter! Bravo! » – Viviane Delisle, lectrice enthousiaste

« Je suis en train de lire ton manuscrit et je suis déjà captée par le ton vif de ton récit et surtout par sa qualité littéraire. Je n’ai pas l’habitude de lire de la science-fiction, c’est pour dire ! Je ne suis pas sûre d’avoir quelque chose à t’apprendre (c’est vrai que tu es un véritable écrivain, ma foi! ) » – Isabel Vaillancourt, écrivaine professionnelle

« Joséane, tu as un talent extraordinaire! […] Tu écris avec une compréhension subtile de l’âme de la langue. Tu es une VRAIE ÉCRIFAINE. » – auteur et professeur Neil Bissoondath, de l’Université Laval, à qui je dois mon surnom Joséane l’« écrifaine »

« Ton livre sera très bien, puisque même si je ne suis pas attirée par ce style – la science-fiction-, j’ai été prise par le texte. » – Suzanne Dugré, réviseure finale aux Éditions du Quartz

Merci de me suivre sur Patreon et de partager ma campagne en cliquant sur le bouton « Share » en haut à la droite de ma page de profil!

Votre soutien est un petit pas pour vous, mais un GRAND PAS POUR MON PROJET DE VIE: VIVRE DE L’ÉCRITURE!!! ❤

Devenez mon patron-mécène!

 

Image en couverture tirée du site: http://cinquiemevitesse.unblog.fr/tag/ecriture/

Investissez pour que je puisse VIVRE DE L’ÉCRITURE de mon futur best-seller!

Ça y est! Je suis toute excitée! Depuis des mois je ne parle que de socio-financement.
Eh bien m’y voilà! Je lance officiellement ma campagne Patreon! Woooo hooooo!!!! 🙂

C’est le début d’une nouvelle ère. Une ère où Joséane l’écrifaine aura le vent dans les voiles! Une ère où je pourrai VIVRE DE L’ÉCRITURE! Où je pourrai accoster à tous les rivages de mon imagination!Et une ère où VOUS aurez accès à une TRILOGIE DE SCIENCE-FICTION qui promet de vous enivrer! De renverser votre perception de l’univers.

Prêts à embarquer dans le bateau de mon ROMAN-FEUILLETON 2.0? Vous trouverez le PROLOGUE DE MON TOME 1, SOLEIL DE MINUIT,  en pièce-jointe sur mon premier « post » sur Patreon. Tout pour vous donner l’eau à la bouche!

Un, deux ou trois chapitres par mois vous attendent. À vous de choisir la récompense que vous préférez, chers « patrons »-mécènes!!

Je ne le dirai jamais assez: MERCI DE ME PERMETTRE DE FAIRE CE QUE MOI SEULE PEUT FAIRE: ÉCRIRE MA TRILOGIE CONDAMNÉS À GUÉRIR!

patreon.com/joseanelecrifaine

téléchargement

Mon inspiration pour le nom d’Iss Énée K

Je ne sais pas pour vous, ami(e)s écrivain(e)s, mais pour moi, une histoire naît toujours par le biais d’un personnage. Avant même de connaître les thèmes, l’intrigue et le contexte social, historique et politique, je vois un personnage. Son corps, ses traits psychologiques, son destin. Qu’est-ce que ce personnage a à m’apprendre et à me faire vivre? Car on ne se le cachera pas, l’écriture est une véritable thérapie!

Quand l’artiste pluridisciplinaire et rebelle est apparue dans mon esprit, je l’ai tout de suite aimée. Irrévérencieuse. Forte tout en étant brisée. Engagée envers la planète plus qu’envers les Humains. Elle fonce malgré les dangers mortels qu’elle encourt. Elle est parfaite pour me donner envie de la retrouver à chaque nouveau chapitre! Mais il me fallait trouver un nom. Ouf!

Il y a plusieurs façons de nommer un personnage:

  • On peut chercher dans le dictionnaire des prénoms une définition qui nous convient.
  • On peut chercher dans les noms les plus fréquents ou les plus originaux de tous les pays de la Terre.
  • On peut le nommer selon une de ses caractéristiques psychologique, comme Severus Rogue, dans Harry Potter – rogue signifie arrogant.
  • Ou selon une donnée de son destin, comme Meursault, dans L’Étranger de Camus, promis au meurtre et à l’exécution.
  • On peut même le nommer par un trait physique, comme le Bossu de Notre-Dame, dans Notre-Dame de Paris.
  • Ou encore faire un hommage à un personnage d’un auteur qui nous a marqué. C’est ce que j’ai choisi de faire après de nombreuses hésitations! La lecture du Cycle d’Hypérion, de Dan Simmons, a changé ma vie. C’est cette oeuvre qui m’a fait aimer la science-fiction, c’est pour dire! Et le personnage d’Énée, dans les quatre derniers tomes du Cycle d’Endymion, est renversant. Il m’habite encore, après plus de 5 ans. Donc me voilà ravie de vous apprendre que mon artiste se nomme Iss Énée K s’appelle ainsi en hommage à mon idole Dan Simmons.

Connaissez-vous l’auteur américain Dan Simmons? Si la réponse est non, alors remédiez à la situation et lisez le Cycle d’Hypérion. Maintenant! 🙂

 

Nouvelle formation littéraire dès le 25 janvier!

Dans ma biographie, je vous ai confié combien la formation « Comment écrire un roman« , du Centre de formation et d’édition Mini Génie, a révolutionné mon rapport à l’écriture.

Eh bien, je vous annonce en primeur que je me suis inscrite à une nouvelle formation: « Comment enrichir un texte« !

Je lancerai très bientôt ma campagne de financement sur Patreon, et il est ESSENTIEL pour moi d’offrir des chapitres de la plus grande qualité aux lecteurs qui seront mes mécènes. Ne vous méprenez pas, mes chapitres sont déjà « sur la coche »! 😉 Vous en avez eu un aperçu avec mon Prologue. Mais j’aime apprendre, et, pour de vrai vrai, je suis une perfectionniste finie! Alors j’ai décidé de faire appel à une professionnelle pour ajouter la touche finale à mes chapitres.

En discutant avec Chantal Blanchette, la formatrice, j’ai été agréablement surprise de découvrir qu’elle se souvenait de moi après 2 ans. 2 ans! C’est très flatteur! 🙂 Elle m’a confié qu’une grande partie du contenu de cette nouvelle formation serait de la révision pour moi, comme je suis une littéraire universitaire, mais qu’en même temps l’atelier me permettrait d’aller plus loin et de me faire davantage confiance en tant qu’écrivaine. Attrayant, non!?

Alors me voilà lancée pour apprendre, dès le 25 janvier:

Comment rendre le texte plus vivant? 

Comment améliorer votre style d’écriture?
Comment rehausser vos techniques d’écriture?

 

Découvertes sur la créativité

Pour le dire poliment, disons que lorsque « j’évacue » ce qui est superflu au bon fonctionnement de mon corps, j’aime apprendre et découvrir. Ainsi, je lis au petit coin. Je dispose d’une caisse de lait remplie de livres et de revues scientifiques, culturelles et féministes. Une collection impressionnante de sources d’inspiration! 🙂

Ma dernière GRANDE DÉCOUVERTE? L’article « Pourquoi les personnes créatives paraissent souvent excentriques » publié dans Cette science qui ne cesse de nous étonner, de Jean-Marie De Koninck (2011).

Voici mes extraits préférés juste pour votre plaisir!

C’est comme si les personnes créatives avaient besoin de développer un mode de vie non-conforme afin de pouvoir se mettre en « mode créatif ». Le psychologue Robert Ornstein, auteur de The Psychology of Consciouness commente: « Si vous passez trop de temps à être comme tous les autres, vous diminuez vos chances d’arriver à quelque chose de différent. » Il semble donc que les génies ont besoin de se détacher de la réalité pour laisser place à leur créativité, ce qui peut parfois leur donner un « look » excentrique.

Bon, je ne fume pas les mégots trouvés dans la rue comme Einstein et je ne crois pas non plus que les personnages de ma trilogie de science-fiction me suivent dans la rue, pas plus que je ne creuse de tunnels dans mon jardin comme Seymour Cray le créateur du superordinateur CRAY, MAIS TOUT DE MÊME!

Avec ma campagne Patreon de socio-financement, je suis en train de m’inventer une nouvelle vie qui ne ressemble en rien à une vie de salariée standard. Je suis une artiste pluridisciplinaire – qui crée des œuvres d’art en plus d’écrire, oui oui!! – qui veux et qui va vivre de son art. Rien de moins!

Dans son livre Essai sur la psychologie de l’invention dans le domaine mathématique, Jacques Hadamard […] soutient le thèse que pour réaliser une découverte scientifique (ou pour créer j’ajoute!), il est nécessaire de laisser son esprit « vagabonder » et de « penser à côté » (une expression attribuée à Souriau).

Il ramène à 3 les étapes de la démarche scientifique (et créative!).

1-  la préparation (durant laquelle le scientifique (artiste) se documente et explore le terrain)

2- l’incubation (durant laquelle le chercheur (artiste) laisse son subconscient « brasser les idées » pendant que le conscient vaque à des occupations n’ayant rien à voir avec l’objet de la recherche en question)

3- l’illumination (laquelle arrive lorsque le subconscient vient cogner à la porte du conscient pour lui annoncer qu’une « découverte a été faite »)

C’est durant la période d’incubation que le chercheur paraît le plus souvent détaché de la réalité, voire excentrique.

Pour moi, la création, surtout littéraire, est un feu roulant de ces 3 étapes. Pendant que je prépare un chapitre, je suis en processus d’incubation des précédents chapitres et je savoure l’illumination de ce qui sera à venir. Chaque étape propulse une autre étape.

Chers créateurs, qu’en est-il pour vous? Je suis curieuse de lire vos commentaires!

Me suivre autrement

Je l’avoue candidement, j’apprends encore comment fonctionne les différentes plateformes de réseaux sociaux. C’est INCROYABLEMENT COMPLEXE, mais je suis convaincue qu’elles ont toutes leur utilité!

Alors voilà, si vous le souhaitez, vous pouvez aller fureter sur mes différentes plateformes. S’y trouve déjà du contenu. Il y en aura d’autres à venir!

Facebook: https://www.facebook.com/joseanelecrifaine/ Beaucoup d’informations dans la section « À propos » et beaucoup de likes! Youppi!

Twitter: https://twitter.com/EcrifJoseane  Mes premiers pas. Avez-vous des suggestions de personnes ou de groupes à suivre?

Google + : Joséane Toulouse   Allez voir mes collections, je les trouve intéressantes! 😉

Pinterest: Joseane Toulouse Pour ceux qui sont curieux de connaître mon sens de la beauté et mes projets persos! Une surprise vous y attend!

Bonnes visites!

 

 

Mon objectif littéraire

Publier en 2017 SOLEIL DE MINUIT, mon tome 1 final de 500 pages ou +.

Si vous souhaitez me lire AVANT cela, vous pourrez le faire grâce à Patreon, une plateforme avec laquelle je récompenserai les gens qui me donnent un montant X par mois en échange de chapitres exclusifs!

Je vous tiens informés sitôt que je lance ma campagne de socio-financement Patreon!