On rêve de guérison : que voyez-vous?

Iss Énée K, mon personnage principal, est admis à l’Institut de Santé Intégrale. Un hôpital qui est une plateforme flottante autosuffisante qui dérive sur la Mer de Gronland. Un hôpital totalement libre d’agir, à des kilomètres du Pays socialement déréglé de Gronland.

J’imagine cet institut comme un lieu de guérison ultime! Révolutionnaire. Avant-gardiste. Complètement dévoué à la guérison entière de la personne.

Une guérison qui touche aux 6 dimensions du mieux-être de la personne.

 

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Je me suis amusée à inventer toutes sortes de méthodes de guérison. Des exemples?

  • Les bols à boire – des drogues personnalisées conçues pour amplifier l’effet des traitements
  • Le cube à musique – un lieu a/gravité avec vue sur la mer qui diffuse la musique liée à l’émotion visée par le traitement
  • La thérapie par les fréquences – une vibration qui vient enclencher des états d’esprit révélateurs

Et vous? Avez-vous une méthode de guérison qui vous fait envie? Une façon de guérir qui pourrait exister dans ma trilogie? J’ai hâte de vous lire!

Grande étape à célébrer!

Ahhhhhh que mon cœur d’auteur est ravi !

Pourquoi ?

Parce que mon personnage principal est enfin arrivé à ce qui commence, pour paraphraser le grand Gaston Miron.

Eh oui ! L’essence de ma trilogie consiste à ce qu’Iss Énée K soit admise à l’Institut de Santé Intégrale, que je surnomme I.S.I.. C’est dans cet hôpital flottant sur la mer de Grønland qu’elle devra renoncer à ses droits et libertés pour amorcer le périple le plus ardu de son existence : guérir entièrement.

C’est aussi dans cet institut qu’elle fera la rencontre de la troublante guérisseuse Mia Bellevue.

Après 23 chapitres écrits pour atteindre l’admission d’Iss Énée K à I.S.I., disons qu’il y a de quoi célébrer ! Woo hoo ! Mon plaisir d’écrivain n’en est que décuplé !

Et quelle est la bonne nouvelle pour toi le lecteur ? Tu n’auras pas à attendre tout ce temps avant qu’Énée mette les pieds sur la plateforme flottante. Eh non, chanceux ! Tu y auras accès dès le premier chapitre, et tu découvriras l’histoire qui l’a menée jusque là par le procédé littéraire des flash-back (analepses pour les littéraires 😉 ).

Tout le monde y gagne ! Génial !

[Et pour ceux que ça intéresse, l’image que vous voyez a été conçue par l’architecte Vincent Callebaut, un génie qui m’a inspiré l’Institut de Santé Intégrale comme une plateforme flottante écologique et autosuffisante. Cliquez ici pour en savoir plus : projet Lilypad]

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Projet de l’architecte Vincent Callebaut

Comment rester amoureux de son oeuvre?

Avant ma trilogie de science-fiction engagée, je vous avoue que je me lassais très vite de mes projets d’écriture. En quelques mois, je me détournais d’eux. Blasée par l’état larvaire de l’histoire. Insatisfaite du ton ou du style.

Mais surtout, je me sentais brimée dans mes élans créatifs. N’y avait-il pas un meilleur sujet à aborder? Un meilleur angle pour l’offrir aux lecteurs?

J’étais aussi changeante. Une adolescente en voie de devenir une femme. Un mélange pas toujours heureux d’hormones en gestation.

Aujourd’hui, à 31 ans, je me sens liée à mon œuvre : CONDAMNÉS À GUÉRIR. Je suis MARIÉE À ELLE! 🙂

Me voilà connectée à cette histoire jusqu’à la fin de ma vie. Pour le meilleur et pour le pire. Et ça ne m’effraie pas. Je ne me sens pas lésée ou emprisonnée. Je suis enivrée devant ce constat!

Oui, après 3 ans de préparation, de création, de rédaction et de révision, JE SUIS TOUJOURS AUSSI AMOUREUSE DE MA TRILOGIE!

Elle vit en moi. Même quand je m’en détourne pour mille et une raisons, je la retrouve encore vibrante de vie, palpitante au bout de mes doigts. Je la relis et je l’aime.

Quel est MON TRUC?

Écrire sur ce qui me fait vraiment vibrer. Sur ce qui me fait vraiment mal, aussi. Écrire sur ce qui est VRAI POUR MOI.

Ah! Et aussi : laisser mon ŒUVRE ÉVOLUER AVEC MOI. C’est-à-dire faire une place dans ma trame narrative pour chaque nouvelle découverte, chaque coup de cœur ou chaque parcelle de sagesse qu’il m’est donné de vivre au quotidien.

Ouvrir grandes les portes de ma trilogie pour y laisser entrer la vie tout en souplesse.

 

Deviens mon patron-mécène sur

Obtiens des chapitres à chaque mois sur http://www.patreon.com/joseanelecrifaine

 

Quel ordre narratif préfères-tu?

 

En temps normal, toi, lecteur, tu n’as accès au LIVRE que lorsqu’il est publié. Tu fais avec. Tu le lis jusqu’au bout ou tu l’abandonnes dans sa misère.

Aujourd’hui est un nouveau jour! 🙂

Oui oui! Aujourd’hui, tu as la CHANCE EXCLUSIVE de CHOISIR LA STRUCTURE NARRATIVE de mon tome 1 de science-fiction! Donne-moi ton opinion et je l’écouterai! N’est-ce pas merveilleux?

QUE CHOISIRAS-TU?

L’OPTION 1: le suspens et le rythme de l’ordre éclaté?

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Ou l’OPTION 2: le confort classique de l’ordre chronologique?

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Je brûle d’envie de lire ta réponse!

Ma science-fiction engagée

Oh que oui! C’est vrai que « Toute écriture est politique puisque toute écriture est une vision du monde »!

Et vous allez voir, ma vision du monde est très critique dans ma trilogie de science-fiction!

Écologie, politique, propagande, individualisme; tout y passe!

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En lisant SOLEIL DE MINUIT sur Patreon, découvrez MA façon de voir la vie. Et soyez assuré que je ne ferai pas que déconstruire…
Je tends vers des solutions que je voudrais voir s’incarner dans le vrai monde!

Oh surprise!

Vous savez, plus on écrit, et plus on devient parano à l’idée de perdre nos écrits!

Vraiment! On a peur de perdre toutes les versions de notre roman en cours de création! Littéralement, chaque mot qui apparaît noir sur blanc à l’écran devient un gêne du bébé que l’on porte. Un maillon de son ADN si précieux!

C’est ainsi que je me suis livrée, pour la je-ne-sais-plus-combientième-fois, à la sauvegarde de mon dossier «Création littéraire». Oh surprise! C’est là que j’ai réalisé que moi, Joséane l’écrifaine, j’ai créé 1 161 fichiers pour ma trilogie CONDAMNÉS À GUÉRIR en 3 ans et demi de pure passion.

1 161 fichiers! Bon sang! Je m’épate moi-même!

Le lecteur ne le réalise pas toujours, mais le livre qu’il tient entre les mains est la crème de la crème du millier de pages que l’auteur a conçues dans son processus d’écriture. C’est le sommet de l’iceberg, alors que le 90 % de travail passionné baigne encore dans l’eau, à l’abri des regards! Un secret bien gardé! 😉

Alors je le dis pour moi, car j’ai parfois l’impression de ne pas avancer assez vite dans l’écriture de mon tome 1, SOLEIL DE MINUIT, qui en est maintenant à 18 chapitres et plus de 110 pages.

Et je le dis aussi pour les écrivains en herbes qui se disent qu’ils n’arriveront jamais à écrire une œuvre d’un jet et qui soit aussi magnifiquement envoûtante que celles qu’ils trouvent à la bibliothèque ou en librairie:

Derrière chaque page d’un livre se cachent des centaines de brouillons, d’infinies heures de cogitation, de révision et de correction ainsi que des myriades de recherches et d’inspirations.

Chaque page qui sera lue aura vécu d’innombrables vies avant de vivre dans le regard amoureux du lecteur.

Même si je n’ai pas encore gagné de concours avec mon œuvre. Même si mes précieux patrons-mécènes que j’adore sont encore peu nombreux sur Patreon.

Je suis très fière d’avoir créé 1 161 fichiers pour ma trilogie! Fière de m’accrocher à mon œuvre jour après jour, de m’y consacrer et de m’y révéler!

Et vous? Quelle oeuvre attend que vous travailliez pour elle?

Citation du chapitre 3

Bonjour chers lecteurs!

Mon écriture en amont et en aval avance bien! La preuve? J’ai terminé hier l’écriture toute fraîche de mon chapitre 17! Et la révision littéraire – post formation – de mes précédents chapitres en est à 48 pages sur 90. Je persévère; c’est ma passion! 🙂

Pour célébrer le tout, voici une nouvelle citation tirée de mon tome 1, Soleil de minuit!

Pont consécration chapitre 3

 

Une pensée d’Iss Énée K

 

Citation chapitre 1.2

Image créée avec le site WWW.CANVA.COM: la magie du graphisme au bout des doigts!

 

Envie d’en lire plus? DEVENEZ MON PATRON-MÉCÈNE sur PATREON!

1, 2 ou 3 chapitres vous y attendent à chaque mois!

🙂

L’avant-après formation Mini Génie

Aujourd’hui le 10 février 2016, je viens de conclure ma 3e formation avec le Centre de formation et d’édition Mini Génie. La bonne nouvelle?

Je me sens plus écrivaine que jamais! Plus consciente, aussi, de tous les choix littéraires que j’ai fait et de ceux à venir.

Attachez votre tuque, car je vous crée une oeuvre renversante!

Ma formatrice, Chantal Blanchette, m’insuffle le courage d’écrire avec mes tripes et la confiance en mon talent.

Et en plus de cela, elle m’apprend une règle très simple et très efficace: déjouer le lecteur qui décroche devant de trop longues descriptions. Le catapulter dans l’action. Lui faire voir la scène. Sentir la scène. Le laisser entrer dans les personnages et se faire lui-même une idée de leur personnalité. De leur histoire.

Bref, arrêter de jouer au narrateur-dieu! C’est vrai que c’est embêtant de se faire dire quoi penser! 😛

C’est ainsi que j’ai commencé à couper ma narration et à alterner:

  • les courtes descriptions
  • les pensées de chaque personnage
  • les dialogues
  • et les gestes et les actions

Est-ce que ça fonctionne? Ça oui! Même moi, en tant que créatrice des scènes, je me suis mise à voir mes personnages bouger encore plus dans l’espace. À me mettre dans leur peau plutôt qu’à les juger. Et c’est enivrant! Captivant! Comme si j’écoutais un film!

Je vous offre en primeur un extrait AVANT-APRÈS de mon chapitre 1 intitulé « Création interrompue ».

Bonne lecture! 🙂 Et offrez-moi le plaisir de lire vos commentaires!

L’AVANT

plus court et semble plus long

 

Le jardin désertique de l’Illustre Énée K est vibrant de soleil. L’air pesant, chargé de sable volatile, est empli d’odeurs âcres. Des serpents de fumée orange volent au-dessus de l’artiste affairée à son œuvre, et sans qu’elle ne s’en aperçoive, de dangereuses étincelles éclatent autour de sa personne tout absorbée à souder.

Depuis près de 45 jours, la cour arrière de l’artiste ne connaît plus de nuits. Certes, l’astre solaire poursuit sa course dans le ciel, fidèle à ses habitudes millénaires, mais il s’obstine depuis plus d’un mois à caresser l’Océan Arctique la nuit venue. Il refuse de s’y engloutir. Il se trouve que le studio extérieur d’Iss K – Iss étant l’abréviation du titre d’Illustre-, est planté sur la longitude du 84e degré nord,  tout en haut sur le globe terrestre. Il se situe au nord-ouest de la ville de Zarathøustra, la capitale élitiste qui domine le cercle polaire dans toute sa splendeur. Le studio est caché à la vue de cette ville célèbre par des montagnes de granit semblables à des stalagmites géants qui ne peuvent rien contre le soleil couchant en cette période de l’année.

Ainsi, les jours et les nuits poursuivent leur danse du temps qui passe alors que l’astre, lui, éclaire de tous ses feux, sans discrimination. Il éclipse la lune avec une férocité foudroyante. Il surchauffe la terre et l’esprit des citoyens du pays de Grønland. Pire, il fait craquer la terre du dernier territoire habitable pour l’Humain. Cruel, il assèche l’ultime île sur la planète Terre où il est encore possible de survivre. Où il est encore possible de subsister malgré le réchauffement climatique dont l’origine est immémoriale. Tout comme l’étoile enflammée qui refuse de disparaître à l’horizon, l’humanité n’en finit pas de résister à l’extinction; depuis six siècles, depuis la Déportation, elle brûle, mais jamais ne meurt.

L’APRÈS

plus long et semble plus court, magie!

 

Depuis près de 45 jours, le soleil de minuit irradie le cercle polaire où les habitants du pays de Grønland tentent de survivre.

Accroupie au fond de son jardin désertique à Zarathøustra, Iss Énée K s’affaire à son œuvre. Solitaire. Hypnotisée par la création. Une crinoline d’outils et de morceaux de métal l’encercle. Mais avec sa fine tunique tachée et ses cheveux emmêlés autour d’un pinceau, l’artiste ne ressemble en rien à une gracieuse ballerine.

Et si j’ajoute cette pièce dans ce trou? pense-t-elle. Non… ça ne veut rien dire. Ou peut-être… en la retournant. Mmmm, ça oui. Où est-ce que j’ai mis mon chalumeau?

Aussitôt que l’Illustre Énée K met la main sur l’instrument, l’air autour d’elle s’appesantit. Il se remplit d’odeurs âcres. Mais la trentenaire ne les sent pas. Des serpents de fumée orange volent au-dessus d’elle. De dangereuses étincelles éclatent autour de sa personne tout absorbée à souder. Mais elle ne ressent pas les brûlures mineures sur sa peau. Seuls les rayons du soleil crépusculaire, qui pénètrent à l’oblique dans son studio extérieur, perturbent son travail de précision. À cette heure du soir, ni les montagnes de granit semblables à des stalagmites géantes ni les hauts murs de terre séchée de sa demeure ne la protègent de l’aveuglement.

Comme le Directeur du Musée de la Muse, Énée s’est inspirée du vocabulaire des arts pour enrichir son lexique de sacres. L’artiste lance silencieusement :

Varsol de soleil! Foutue étoile cruelle. As-tu fini d’assécher la Terre? Tu as tout brûlé : la végétation, les animaux… les humains. Tu nous as presque exterminés! Ça ne te suffit pas? Notre colonie de survie t’enrage à ce point? Même pas 200 000 survivants et tu t’enflammes! Tu dois vraiment brûler de colère sur nous?

Devant elle, l’Illustre voit valser des points lumineux à la place de ses mains. Ça la force à éteindre la flamme bleue de son chalumeau. Elle grogne. Car son temps est compté. Iss Énée K ne peut pas se permettre d’arrêter de créer sa sculpture. Ni flancher parce que le thermomètre au fond de sa cour affiche 38 degrés Celsius. L’idée de se déplacer pour se protéger de la lumière ne l’effleure même pas tant l’urgence l’habite.

L’artiste cligne des paupières frénétiquement pour rétablir sa vision. Quand elle les rouvre à demi, des larmes brûlantes glissent sur ses joues. Elle rallume quand même son outil et, recourbée, poursuit sa soudure de finition. Ses sourcils épais se froncent jusqu’à se toucher.

̶   Chers citoyens de Grønland!, siffle le Président Nikola Kai dans l’oreille interne gauche d’Énée, via la VOA qui lui a été greffée à son 100e jour d’existence.

Térébenthine de Venise! s’indigne Énée en mordant sa lèvre inférieure. Pas encore la VOA! Pourquoi Kai choisit toujours le pire moment pour s’introduire dans ma tête? J’peux pas lui fermer sa gueule, là!

L’individualisme: un thème de ma trilogie

Les pays occidentaux vivent actuellement dans l’ère de la Post-Modernité, donc dans l’après Modernité. Qu’est-ce que cela signifie? Ça veut dire, entre autres, que nous vivons une période où l’individualisme est exacerbé. Où l’individu est au centre de tout. Où le MOI prime sur le NOUS.

Ma trilogie de science-fiction utopique aborde ce thème de front. Curieux d’en avoir un aperçu?

Depuis 600 ans, la colonie de survie, à Grønland, est fondée sur l’individualisme. Que l’on soit Obscur ou Illustre, la lutte pour surpasser les autres est féroce. Il faut écraser pour briller. Pire: il faut écraser pour survivre.

À Metrøpolia, ville des Obscurs, la notion de mariage n’existe pas. On crée une « alliance » entre homme et femme. Pourquoi? Pour procréer et ainsi échapper à l’évaluation du Ministère de Régulation Démographie pendant 10 ans. Une véritable bouffée d’air frais dans un monde de fumée!

Les enfants qui naissent de ces alliances dépourvues d’amour sont élevés comme des machines vouées à la productivité. Dans l’univers de compétition qui est le leur, seule la réussite personnelle justifie de se faire des alliés. Ou des ennemis…

 

Jusqu’où ma société s’enfoncera-t-elle dans l’individualisme exacerbé? Le pays de Grønland saura-t-il se métamorphoser?

Vous pourrez le découvrir en devenant mon mécène sur Patreon sous peu! 😉

Photo à la une tirée du site http://assurbuzz.com

 

Résumé de mon tome 1: curieux?

Voici ce que vous trouverez sur la quatrième de couverture de mon tome 1 intitulé SOLEIL DE MINUIT!

Au pays de Grønland, Iss Énée K, une Illustre artiste, découvre toute l’injustice dont le gouvernement du Président Kai est capable lorsqu’elle se fait amputer de sa main de créatrice. L’évaluatrice du Ministère de Régulation Démographique venue la rencontrer est on ne peut plus claire: « Un an. Le Président Kai vous accorde UN AN pour guérir et retrouver une place digne de ce nom parmi les Illustres. D’ici un an, vous devez recommencer à créer en arts visuels. C’est le motif de votre consécration en arts. Mais nous serons là pour voir… Nos yeux seront là pour voir votre art. Plus aucune critique sociale et politique ne sera tolérée de votre part. Plus aucune provocation ne sera admise dans vos œuvres. Au terme de cette année, si vous ne nous avez pas convaincus de votre utilité pour la société grønlandaise, vous connaîtrez la mort sociale telle une Obscure. »

Mais comment Énée pourrait se laisser soigner par ceux-là même qui la menacent?

L’Institut de Santé Intégrale, un hôpital flottant réservé à l’élite, dérive sur la mer du Grønland. Loin de la ville de Zarathøustra où le Président exerce son pouvoir. Mais n’entre pas qui veut à I.S.I.. Et une fois admis, le patient doit abandonner toute prise sur son processus de guérison.

 

Ce qui a inspiré ma trilogie

Le GRAND DÉCLIC de ma trilogie s’est produit quand j’ai rencontré LE GRAND AMOUR DE MA VIE. Vraiment! C’est la vérité toute crue! Ça faisait 7 ans que je tatillonnais avec des bouts de début d’histoires, et quand j’ai frappé à la porte de l’amour et que la réponse a été OUI, deux personnages sont nés simultanément dans mon esprit. La Guérisseuse et l’Artiste. Il ne me restait plus qu’à créer un récit, un contexte social et politique, des innovations technologiques, bref, tout un monde! Et je l’ai fait!

Je le redis, la formation intensive que j’ai suivi il y a deux ans, COMMENT ÉCRIRE UN ROMAN, du Centre de formation et d’édition Mini Génie, m’a été d’une grande aide pour mettre toutes ces dimensions en place. AVANT cette formation, je pataugeais dans une mer d’idées sans connaître la direction à prendre. Je n’étais pas loin de la noyade par épuisement. APRÈS cette formation, j’étais littéralement sur une rampe de lancement; direction l’univers! The sky n’était plus la limite! 😉 C’est d’ailleurs là que j’ai su que j’écrivais une trilogie et non pas un roman fleuve de 1 000 pages.

Et il y a eu un autre GRAND DÉCLIC dans mon processus d’écriture de ma trilogie. J’ai lu et vu le premier tome-film d’HUNGER GAMES, la trilogie de science-fiction de Suzanne Collins. C’est grâce à cette oeuvre marquante que je me suis autorisée un thème que je n’avais jamais osé aborder: la CRITIQUE SOCIALE ET POLITIQUE. Un vent de liberté m’a alors submergée. OUI, j’avais le DROIT d’écrire sur la société et ses failles profondes. Même si mon histoire prend place 600 ans après une catastrophe environnementale apocalyptique, j’écris sur un monde qui fait échos au nôtre. Considérons-le comme une métaphore complexe de notre réalité.

Grâce à ces inspirations, j’écris et je fonce vers ma prémisse (le message de ma trilogie):

Une société dysfonctionnelle n’a pas le pouvoir d’empêcher l’évolution de l’espèce humaine, qui trouvera toujours le moyen de GUÉRIR et de DEVENIR CE QU’ELLE EST: une ESPÈCE CONNECTÉE et LIÉE.

Mon objectif littéraire

Publier en 2017 SOLEIL DE MINUIT, mon tome 1 final de 500 pages ou +.

Si vous souhaitez me lire AVANT cela, vous pourrez le faire grâce à Patreon, une plateforme avec laquelle je récompenserai les gens qui me donnent un montant X par mois en échange de chapitres exclusifs!

Je vous tiens informés sitôt que je lance ma campagne de socio-financement Patreon!

Ma trilogie CONDAMNÉS À GUÉRIR

Je conçois ma trilogie de science-fiction intitulée Condamnés à Guérir depuis 3 ans. Le tome 1 s’intitule Soleil de minuit, le tome 2 Soleil noir et le tome 3 Soleil d’éveil. J’ai terminé l’année 2015 avec 90 pages finales du Tome 1.

10 ans après une formation collégiale et universitaire en littérature qui m’a si bien formée qu’elle m’a figée (comment écrire quand on vient de savourer les vers de Baudelaire!?), me revoilà de nouveau rivée au clavier de mon ordinateur portable. Enfin, j’ÉCRIS! Et pas n’importe quoi! J’écris une TRILOGIE DE SCIENCE-FICTION UTOPIQUE ET D’AVENTURE. Une trilogie dont chaque tome sera d’environ 500 pages!

Me voilà reconnectée à ma RAISON D’ÊTRE SUR TERRE! « Deviens ce que tu es. Fais ce que toi seul peut faire. » Je suis fière d’appliquer cette magnifique citation de Nietzsche à ma vie!

Extrait du tome 1 de ma trilogie de science-fiction intitulé SOLEIL DE MINUIT

PROLOGUE

Les hanches nues d’une femme passent devant l’objectif de la caméra de surveillance. Camouflée dans une pierre, à l’extrémité Est de la Place de la Survie, tout près du Kanyon Ör profond de 800 mètres, la caméra capte aussitôt le mouvement des jambes et la courbe féminine des reins. Elle filme dans la lumière cuivrée du soleil couchant

Sitôt qu’elle le franchit, la femme s’éloigne de l’objectif de la caméra. À pas de félin. Avec lenteur. Elle se dirige vers le Pont de la Consécration. La distance qui sépare l’appareil de son objet permet maintenant de voir les fesses creuses et le dos vallonné de vertèbres et de côtes. La naissance des cuisses décharnées. Une chair molle deux couleurs, hâlée inégalement par le travail à l’extérieur, sous l’astre brûlant à peine atténué par la couche d’ozone devenue trop fine.

La femme s’éloigne de la caméra. Encore. Plus loin. Puis, la plante sale de ses pieds quitte les dalles de gneiss rouge bordant la Place de la Survie pour se déposer sur la structure fraîche en zinc et en aluminium du Pont de la Consécration. Autour d’elle, quatre grands écriteaux mettent le citoyen de Metrøpolia en garde. Les plus frappants, en rouge, indiquent sans détour : « Passage interdit aux Obscurs » et « Ne pas franchir sous peine de mort ». Les mots sont encerclés de crânes et des armoiries de l’armée – un demi-cercle transpercé d’une épée. Les menaces n’ont aucun effet sur la jeune personne dorénavant captée des pieds à la crinière par la caméra. Elle franchit le mur légal des pancartes rouges avec la même détermination que celle captée dès les premières secondes par la caméra de surveillance. Elle allonge un pas, puis un autre, la posture droite et solide malgré la fragilité apparente du corps, sans égards pour les indications affichées sur les panneaux blancs : « Voie exclusive aux Illustres de Zarathøustra » et « Voie aménagée pour le transport des marchandises vers la capitale ».

Et pourtant.

Pourtant, cet être qui traverse les menaces d’exécution et qui s’enfonce davantage sur le pont long d’un point deux kilomètres EST un Obscur de Metrøpolia. Oui, elle est Obscure, et non pas Illustre. Ça se perçoit à la silhouette osseuse, à la peau rougie et brunie, par endroit quasi translucide. Ça se voit à la finesse des muscles des cuisses, qui tremblent à chaque nouveau pas franchi.

Quelque chose cloche.

La sirène d’alarme retentit sitôt que la femme atteint le capteur de mouvements, à 30 mètres de l’entrée du Pont de la Consécration. Alors, l’intruse cesse tout mouvement. Son corps se fige, jambes écartées, épaules dégagées. Mains entrouvertes suspendues dans l’air tendu.

Deux soldats quittent en catastrophe leur poste de surveillance, situé à 100 mètres du début du pont. Ils accourent, carabine à la main, vers l’Obscure responsable de la sirène stridente. À 60 pas de leur cible, ils s’arrêtent et la mettent en joue.

C’est alors que la mire de leur fusil leur fait voir ce qui cloche.

Stupéfaits, ils réalisent simultanément que l’intrus est une femme complètement nue et que cette femme est gravement blessée à l’abdomen. Une plaie ouverte strie son ventre, dessous le sein droit. L’emplacement de l’estomac; un organe recherché sur le marché, songe la femme soldat en serrant les mâchoires. Un coup d’œil de plus dans sa mire lui permet de confirmer qu’il n’y a aucun signe d’arme sur l’Obscure illégale. Impossible d’en cacher une avec cette nudité intégrale.

Les deux militaires en charge de la surveillance du pont échangent un regard de concertation. Leur ordre est de tirer sur tout Obscur qui franchit la limite du pont. Sauf que cette femme offre un étrange spectacle qui pique la curiosité. Ils hésitent.

À distance, l’imposteur sourit en elle-même tout en conservant la splendeur de l’indifférence sur son visage. Les gardes n’ont pas fait feu sur elle. Son plan fonctionne.

Le Pont de la Consécration perd quant à lui de son lustre à chaque instant qui passe. Des gouttes de sang clair tracent l’itinéraire de l’Obscure en rouge vif.

De l’index et du majeur droits s’écoule l’hémoglobine avec la régularité d’un métronome.

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