Rencontre d’une petite créature de Dieu

Quand il croise un petit être vivant adorable, mon beau-frère l’appelle affectueusement une  petite créature de Dieu.

Eh bien ! Hier, j’ai rencontré une petite créature de Dieu au nom de Gilberte. Cette femme de 80 ans, grande tout au plus de 5 pieds, et légère comme une plume, m’a dévoilé son cœur immense! Quelle âme !

En discutant littérature avec Gilberte, j’ai été subjuguée par ses dires :

Tu sais, les auteurs créent avec leurs livres des choses qui arrivent pour vrai par la suite. Par exemple, il y a plein d’inventions conçues par Jules Verne qui se sont ensuite réalisées dans la réalité ! En écrivant ces innovations, il a donné le goût aux humains de les concrétiser. Il leur a insufflé ce désir…

Moi qui désire apporter un message d’harmonie entre toutes les espèces vivantes dans mon œuvre de science-fiction engagée, disons que ces paroles m’ont ravie au plus haut point ! 😀

Mais ce n’est pas tout ! Gilberte a ajouté, candidement, les yeux aussi doux que sa voix :

Dieu est créateur. Il nous a créés. Donc nous sommes tous « vaccinés créateurs » ! Nous avons tous le pouvoir de créer un Nouveau Monde à notre façon.

Comment ne pas aimer cette petite créature de Dieu ? Et comment cesser d’écrire, aussi !?

Une pensée d’Iss Énée K

 

Citation chapitre 1.2

Image créée avec le site WWW.CANVA.COM: la magie du graphisme au bout des doigts!

 

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1, 2 ou 3 chapitres vous y attendent à chaque mois!

🙂

Joséane l’écrifaine en image!

Merci CANVA.COM! Je peux maintenant jouer à la graphiste! Et je peux créer d’aussi belles images que je crée de belles phrases et de belles histoires! 🙂

Joséane l'écrifaine - post Canva

Une vidéo qui dit tout!

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Sa trilogie de science-fiction, sa motivation dans la vie et la raison pour laquelle vous devez la suivre sur Patreon!

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Écrire, c’est choisir

Écrire une histoire, c’est pour moi plonger dans un personnage et vivre de folles expériences à travers lui. Écrire, c’est m’abandonner à un thème qui hante ma vie, m’en absorber pour enfin comprendre toutes ses subtilités.
Écrire me libère. Écrire m’obsède. Me transfigure. Me guérit…
C’est aujourd’hui seulement que je prends conscience qu’écrire, c’est aussi choisir.
Il y a bien longtemps déjà que j’ai choisi mon pays, ma colonie, la politique, les classes sociales et la genèse des survivants climatiques de ma trilogie. Bien longtemps que j’ai choisi le passé de mes personnages, leurs motivations, leur physique, leur nom, leur psychologie, leurs paradoxes et leur quête. Et bien longtemps que mon intrigue a trouvé le chemin du succès : un dosage de résistance et de résilience juste à point!
Mais il me reste encore à choisir ceci avec finesse  :
  • un angle de narration qui sera fidèle à lui-même pendant mes 3 tomes, ouf!
  • une tonalité, un style, une voix, qui feront dire au lecteur « je lis l’écrifaine »
  • une façon précise d’aborder le temps du récit
  • de faire vivre le soleil de minuit, le soleil noir et le soleil d’éveil (mes 3 titres!)
  • entre la nouvelle orthographe ou la traditionnelle
Et si CHOISIR, C’EST RENONCER? Comment renoncer à tout ce qui aurait pu être dans ma trilogie? Comment me détourner de ces phrases que j’aime et qui ne sont pas nécessaires? Comment fermer la porte à des personnages moins importants? À des thèmes secondaires, mais non moins vitaux pour moi d’explorer? À toutes ces idées qui viennent de moi et de mes lecteurs?
La réponse? Ne pas arrêter d’écrire après ma trilogie! 🙂 Investir mes prochaines créations des rebuts précieux de CONDAMNÉS À GUÉRIR.
Mais surtout, TRANSFORMER MON ŒUVRE. Ces mots auxquels je dois parfois renoncer comme narrateur peuvent être métamorphosés en pensées de mes personnages, en dialogues ou en action.
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
Je crois qu’Antoine Laurent de Lavoisier a plus que jeté les bases de la chimie moderne avec cette maxime. IL A JETÉ LES BASES DE MA CRÉATION LITTÉRAIRE! :p
Allez hop! Transformons pour ne rien perdre!
Image tirée du site: http://vivre-paleo.fr/citation-paleo-3-lavoisier/

 

L’avant-après formation Mini Génie

Aujourd’hui le 10 février 2016, je viens de conclure ma 3e formation avec le Centre de formation et d’édition Mini Génie. La bonne nouvelle?

Je me sens plus écrivaine que jamais! Plus consciente, aussi, de tous les choix littéraires que j’ai fait et de ceux à venir.

Attachez votre tuque, car je vous crée une oeuvre renversante!

Ma formatrice, Chantal Blanchette, m’insuffle le courage d’écrire avec mes tripes et la confiance en mon talent.

Et en plus de cela, elle m’apprend une règle très simple et très efficace: déjouer le lecteur qui décroche devant de trop longues descriptions. Le catapulter dans l’action. Lui faire voir la scène. Sentir la scène. Le laisser entrer dans les personnages et se faire lui-même une idée de leur personnalité. De leur histoire.

Bref, arrêter de jouer au narrateur-dieu! C’est vrai que c’est embêtant de se faire dire quoi penser! 😛

C’est ainsi que j’ai commencé à couper ma narration et à alterner:

  • les courtes descriptions
  • les pensées de chaque personnage
  • les dialogues
  • et les gestes et les actions

Est-ce que ça fonctionne? Ça oui! Même moi, en tant que créatrice des scènes, je me suis mise à voir mes personnages bouger encore plus dans l’espace. À me mettre dans leur peau plutôt qu’à les juger. Et c’est enivrant! Captivant! Comme si j’écoutais un film!

Je vous offre en primeur un extrait AVANT-APRÈS de mon chapitre 1 intitulé « Création interrompue ».

Bonne lecture! 🙂 Et offrez-moi le plaisir de lire vos commentaires!

L’AVANT

plus court et semble plus long

 

Le jardin désertique de l’Illustre Énée K est vibrant de soleil. L’air pesant, chargé de sable volatile, est empli d’odeurs âcres. Des serpents de fumée orange volent au-dessus de l’artiste affairée à son œuvre, et sans qu’elle ne s’en aperçoive, de dangereuses étincelles éclatent autour de sa personne tout absorbée à souder.

Depuis près de 45 jours, la cour arrière de l’artiste ne connaît plus de nuits. Certes, l’astre solaire poursuit sa course dans le ciel, fidèle à ses habitudes millénaires, mais il s’obstine depuis plus d’un mois à caresser l’Océan Arctique la nuit venue. Il refuse de s’y engloutir. Il se trouve que le studio extérieur d’Iss K – Iss étant l’abréviation du titre d’Illustre-, est planté sur la longitude du 84e degré nord,  tout en haut sur le globe terrestre. Il se situe au nord-ouest de la ville de Zarathøustra, la capitale élitiste qui domine le cercle polaire dans toute sa splendeur. Le studio est caché à la vue de cette ville célèbre par des montagnes de granit semblables à des stalagmites géants qui ne peuvent rien contre le soleil couchant en cette période de l’année.

Ainsi, les jours et les nuits poursuivent leur danse du temps qui passe alors que l’astre, lui, éclaire de tous ses feux, sans discrimination. Il éclipse la lune avec une férocité foudroyante. Il surchauffe la terre et l’esprit des citoyens du pays de Grønland. Pire, il fait craquer la terre du dernier territoire habitable pour l’Humain. Cruel, il assèche l’ultime île sur la planète Terre où il est encore possible de survivre. Où il est encore possible de subsister malgré le réchauffement climatique dont l’origine est immémoriale. Tout comme l’étoile enflammée qui refuse de disparaître à l’horizon, l’humanité n’en finit pas de résister à l’extinction; depuis six siècles, depuis la Déportation, elle brûle, mais jamais ne meurt.

L’APRÈS

plus long et semble plus court, magie!

 

Depuis près de 45 jours, le soleil de minuit irradie le cercle polaire où les habitants du pays de Grønland tentent de survivre.

Accroupie au fond de son jardin désertique à Zarathøustra, Iss Énée K s’affaire à son œuvre. Solitaire. Hypnotisée par la création. Une crinoline d’outils et de morceaux de métal l’encercle. Mais avec sa fine tunique tachée et ses cheveux emmêlés autour d’un pinceau, l’artiste ne ressemble en rien à une gracieuse ballerine.

Et si j’ajoute cette pièce dans ce trou? pense-t-elle. Non… ça ne veut rien dire. Ou peut-être… en la retournant. Mmmm, ça oui. Où est-ce que j’ai mis mon chalumeau?

Aussitôt que l’Illustre Énée K met la main sur l’instrument, l’air autour d’elle s’appesantit. Il se remplit d’odeurs âcres. Mais la trentenaire ne les sent pas. Des serpents de fumée orange volent au-dessus d’elle. De dangereuses étincelles éclatent autour de sa personne tout absorbée à souder. Mais elle ne ressent pas les brûlures mineures sur sa peau. Seuls les rayons du soleil crépusculaire, qui pénètrent à l’oblique dans son studio extérieur, perturbent son travail de précision. À cette heure du soir, ni les montagnes de granit semblables à des stalagmites géantes ni les hauts murs de terre séchée de sa demeure ne la protègent de l’aveuglement.

Comme le Directeur du Musée de la Muse, Énée s’est inspirée du vocabulaire des arts pour enrichir son lexique de sacres. L’artiste lance silencieusement :

Varsol de soleil! Foutue étoile cruelle. As-tu fini d’assécher la Terre? Tu as tout brûlé : la végétation, les animaux… les humains. Tu nous as presque exterminés! Ça ne te suffit pas? Notre colonie de survie t’enrage à ce point? Même pas 200 000 survivants et tu t’enflammes! Tu dois vraiment brûler de colère sur nous?

Devant elle, l’Illustre voit valser des points lumineux à la place de ses mains. Ça la force à éteindre la flamme bleue de son chalumeau. Elle grogne. Car son temps est compté. Iss Énée K ne peut pas se permettre d’arrêter de créer sa sculpture. Ni flancher parce que le thermomètre au fond de sa cour affiche 38 degrés Celsius. L’idée de se déplacer pour se protéger de la lumière ne l’effleure même pas tant l’urgence l’habite.

L’artiste cligne des paupières frénétiquement pour rétablir sa vision. Quand elle les rouvre à demi, des larmes brûlantes glissent sur ses joues. Elle rallume quand même son outil et, recourbée, poursuit sa soudure de finition. Ses sourcils épais se froncent jusqu’à se toucher.

̶   Chers citoyens de Grønland!, siffle le Président Nikola Kai dans l’oreille interne gauche d’Énée, via la VOA qui lui a été greffée à son 100e jour d’existence.

Térébenthine de Venise! s’indigne Énée en mordant sa lèvre inférieure. Pas encore la VOA! Pourquoi Kai choisit toujours le pire moment pour s’introduire dans ma tête? J’peux pas lui fermer sa gueule, là!

Les portes qui s’ouvrent

En commençant à vivre votre vie, si vous prenez le risque de faire ce que vous voulez vraiment faire, vous vous apercevrez que chaque élément prendra naturellement sa place et que vous vous trouverez, « comme par hasard », au bon moment au bon endroit. Même les portes des ascenseurs commenceront à s’ouvrir devant vous.

-Dr Bernie Siegel, cité dans Guérir sans guerre, la guérison: une question d’harmonie

Depuis janvier 2016, je peux déclarer, enfin!, que je prends le risque de faire ce pour quoi je suis née: ÉCRIRE. Vivre de la création de ma trilogie de science-fiction. Être une VRAIE ÉCRIFAINE! 😉

Est-ce que des portes se sont ouvertes devant moi? Voici un RÉCAPITULATIF pour vous laisser en juger!

Porte N0 1 : j’ai appris à MAÎTRISER LE NUMÉRIQUE

Vous savez, cet objet plein de promesses? Eh bien je suis fière, aujourd’hui, de pouvoir l’utiliser sans pleurer! 😛 Je connais maintenant :

  • WordPress, pour ce blogue que voici!
  • Facebook, pour ma page professionnelle d’écrifaine
  • Twitter, pour tout ce qui spontané
  • Tumblr, un autre blogue créatif que j’ai coloré de mauve
  • Google +, pour honorer le géant Google! 🙂
  • YouTube, pour que vous ayez la chance de me voir parler et bouger!
  • Magix Vidéo Deluxe, programme de montage vidéo grâce auquel j’ai fait de la magie en écrivant sur l’écran 😛
  • CULTURAT, un site qui réunit tous les artistes de l’Abitibi-Témiscamingue, ma région
  • Et PATREON, la plateforme révolutionnaire sur laquelle j’ai lancé mon ROMAN-FEUILLETON 2.0. Déjà 13 patrons-mécènes et 215$ US par mois! WOW!!! 

 

Porte N0 2: j’ai PERFECTIONNÉ MON ART DE L’ÉCRITURE

Grâce à la rencontre fabuleuse d’Isabel Vaillancourt, une écrivaine chevronnée, et Chantal Blanchette, du Centre de formation et d’édition Mini Génie, je suis transformée! Je vous avoue que j’ai eu peur au début. Ça m’a bouleversé de découvrir l’envers du décor de l’écriture. Mais dorénavant, je peux affirmer que je suis GRANDIE PAR CES FORMATIONS!

Mon oeuvre brille d’un nouveau feu grâce à tout ce que j’ai appris!

J’ai aussi réalisé qu’écrire est un acte ancré dans une époque. C’est fascinant d’apprendre comment les citoyens de 2016 lisent. Ils broutent! Ici et là. Et ne lisent pas toutes les phrases.

Comment les accompagner dans leur lecture? Leur livrer juste ce qu’il faut pour qu’ils voient comme un film? Comment leur faire vivre la scène qu’ils lisent au point qu’ils oublient qu’ils tiennent un livre entre leurs mains? Je l’ai découvert!!!

 

Porte N0 3: je m’investis âme et cœur pour RECEVOIR UNE COUVERTURE MÉDIATIQUE

J’ai reçu du Conseil des Arts deux formulaires pour participer aux PRIX D’EXCELLENCE EN ARTS ET EN CULTURE 2016 de l’Abitibi-Témiscamingue. Et vous savez quoi? J’y participe!

Sur les 14 disciplines, il se trouve que cette année, 1 mois après mon lancement à titre d’écrivaine, la discipline à l’honneur est « Littérature et conte »! Une magnifique porte qui s’ouvre! 🙂

Je me porterai donc candidate dans les catégories « Prix artiste: intégration des technologies numériques » (vous savez pourquoi en ayant lu plu haut!) et le « Prix relève ».

De plus, le soir même où mon oncle Richard m’a encouragée à être vue et lue le plus possible pour devenir connue, le rédacteur en chef du Journal l’Indice Bohémien m’a contacté. Sa demande? Que j’écrive un ARTICLE D’ENVERGURE sur les 20 ans des Huskies de Rouyn-Noranda. Ni plus ni moins un sujet d’actualité au Québec! Ils performent si bien! 🙂

 

Suivez-moi pour découvrir quelle sera la porte N0 4!